Univers-Sel : du sel de Guérande au riz de Guinée Conakry

Univers-Sel est une association créée en 1989, suite au voyage au Bénin de paludiers guérandais. Le constat : dans ce pays tropical, le sel est récolté par cuisson des saumures sur feu de bois, pratique qui contribue à la déforestation des lagunes côtières. S’engage alors une longue histoire de transfert de compétences, pour adapter les pratiques guérandaises au contexte béninois et former les femmes productrices à la récolte de sel par évaporation solaire. Ce projet est depuis devenu une référence en matière de coopération au développement.

Des actions du même type ont été mises en place en Guinée Conakry depuis 1994. Là-bas, la problématique de la production salicole est similaire à celle rencontrée au Bénin, les mangroves étant en voie de disparition. A cela s’ajoute une problématique de sécurité alimentaire alors que les marais rizicoles existants se dégradent et deviennent inexploitables. Les paludiers impliqués dans l’association vont s’inspirer des techniques de gestion hydraulique employées dans les marais de Guérande afin de les adapter au contexte guinéen et ainsi réhabiliter des domaines rizicoles en friche.

Toutes les infos sur : www.universsel.org

 

Crédit Photos : Univers-Sel

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Le Grand Retour de la Nature

Provocation ? Utopie ? Hurluberlu qui cherche à se voiler la face où à endormir les braves gens ? A l’heure où les plus grands, comme Gilles Bœuf, n’hésitent pas à évoquer un sixième épisode d’extinction massive des espèces*, le titre peut sembler loufoque. C’est pourtant celui qui a été retenu pour le 7ème salon de l’Écologie qui s’est déroulé du 5 au 7 novembre 2015 à Montpellier.

Alors, un brin provocateur le salon de l’écologie ? Ou exercice pédagogique d’équilibriste imposé aux étudiants organisateurs ? Sûrement un peu des deux…

De ce salon on retiendra d’abord le retour ou l’expansion de certaines espèces, en particulier animales. L’image du loup qui fait couler tant d’encre, est bien sûr la première qui vient en tête. Heureuse surprise, son évocation comme celle des autres grands prédateurs présents sur le territoire français (ours, lynx), suite à la diffusion du documentaire Des Bêtes et des Hommes de Michel Tonelli, n’a pas cristallisé les débats. Le retour du loup sur les territoires français a simplement été constaté, de même que le fait que nous n’y sommes pas préparés. Il apparaître qu’être « pour » ou « contre » ne sert pas à grand chose, les solutions ne se trouveront que dans le compromis : nous devons apprendre à faire avec et travailler ensemble du mieux possible pour que la présence du prédateur soit supportable par tous.

Mais le loup n’est pas seul à étendre son aire de répartition. Les populations de cervidés ont fortement augmenté ces 25 dernières années dans les pays occidentaux. En France, les populations de cerfs ont été multipliées par 5, de mouflons par 6, de daims par 8, etc. Quant aux sangliers, dans le même intervalle de temps le prélèvement de chasse annuel a plus que quintuplé. Cette augmentation des populations d’ongulés n’est pas sans poser problèmes, qu’ils soient sanitaires (développement des tiques, porteuses de maladies) ou environnementaux (pression sur le renouvellement des ligneux et donc sur la régénération des espaces boisés). D’où, d’un point de vue purement biologique, un intérêt au retour des grands carnivores…
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Autre espèce, autre problème : l’expansion du moustique tigre, vecteur de nombreuses maladies transmissibles à l’homme dont la dengue.
En ville, la nature avance grâce notamment à un changement dans les pratiques des collectivités : pissenlits et autres laiterons viennent fleurir nos trottoirs sous l’œil tantôt réprobateur, tantôt indifférent des passants.
Pendant ce temps, les chercheurs testent l’intérêt de mélanger espèces et variétés différentes dans une même culture pour augmenter leur résilience face à des aléas météorologiques de plus en plus difficiles à prévoir.Au-delà des paramètres écologiques, le retour de la nature soulève d’intéressantes questions relatives à son acceptation socio-culturelle. Le retour de la nature, quand il ne passe pas inaperçu, dérange, effraye, perturbe, ou pour le moins, interroge. Le retour des grands carnivores provoque parfois une sensation d’invasion hostile : ils reviennent « chez nous ». En ville, le développement de végétation spontanée est souvent mal perçu ou incompris. Cela fait sale, désordonné. Non maîtrisé. Ou alors cette végétation est purement et simplement ignorée. Or la nature est toujours présente, prête à occuper le moindre interstice et il suffit de relâcher à peine la pression pour qu’elle s’installe ou se réinstalle, d’une fissure dans un trottoir pour voir la végétation réapparaître. Echo à notre tradition judéo-chrétienne de possession et de maîtrise de la nature ? Quoi qu’on fasse pourtant, elle perdura, reviendra. Il semble même qu’elle nous survivra. Peut-être justement est-ce cela qui inquiète ?

Le degré d’acceptation sociale du retour de la nature dépend néanmoins de s’il est choisi ou subi, de l’échelle de territoire étudiée (local / national), des espèces concernées (la réaction est très différente s’il s’agit d’un grand carnivore, d’un ongulé chassable, d’une espèce végétale qui passe inaperçu, ou d’un animal comme la loutre qui attire plus aisément la sympathie du grand public), et évidemment des acteurs à qui l’ont pose la question. Il est évident que derrière le retour d’une espèce, en particulier animale, se posent aussi des enjeux de conflits d’usage (élevage/chasse/tourisme…). L’acceptation socio-culturelle du retour de la nature est également influencée par le dialogue entre acteurs et/ou des programmes de sensibilisation du grand public.

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Mais le point d’orgue des discussions et peut-être le plus positif de ce salon est sûrement celui-ci : une nature revient, pas nécessairement celle que l’on attendait et pas toujours de la manière que l’on souhaitait. Cela nécessite des adaptations mais aussi une certaine cohésion et un travail conjoint pour trouver de nouveaux modes de fonctionnement qui permettraient de s’en accommoder. Alors au final, est-ce que le retour de la nature ne serait pas l’opportunité pour l’Homme de s’améliorer, de progresser, en un mot : d’évoluer ?

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Un peu plus sur le salon : Le salon de l’écologie est organisé depuis 2009 par les étudiants du master Ingénierie en Écologie et Gestion de la Biodiversité (IEGB) de l’Université de Montpellier. Destiné aux étudiants, aux professionnels de l’écologie mais aussi au grand public, il permet de rencontrer de nombreux chercheurs, ingénieurs et techniciens spécialistes des problématiques écologiques. Entre expositions, tables rondes, projections et conférences il est l’occasion pour chacun de se faire une idée sur les problématiques environnementales actuelles.

Vous avez loupé l’édition 2015 ? Les actes devraient sortir d’ici la fin de l’été. Et n’oubliez pas de réservez vos dates pour le salon 2016, il aura lieu début novembre et son organisation a déjà débuté !

Le site du salon de l’écologie
Bilan du salon 2015 en image
Le salon de l’écologie sur HappyTV

*lire à ce sujet La 6ème extinction – Comment l’homme détruit la vie d’Elizabeth Kolbert (Prix Pulitzer), paru en août 2015 aux éditions de la Librairie Vuibert

Article écrit à partir des conférences du vendredi soir et du samedi matin, en co-écriture avec la voisine du blog « Du fond du chaudron aux étoiles« 

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Une saison sur les rives du lac de Montbel

Peu de voyages ces temps-ci même si l’envie est toujours présente, mais peut-être est-ce aussi parce que je me régale à découvrir et faire découvrir mon coin de pays… Chaque jour me prouve que je ne l’ai pas choisi au hasard.

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Cheval et Nature

Cet été je poursuis ma formation ATE au Centre équestre de Léran avec la partie pratique. Pour la saison, les chevaux quittent les écuries et s’installent dans la forêt, sur les rives du lac de Montbel qui offre un excellent terrain de jeu entre Aude et Ariège pour des balades d’une heure à la demi-journée et un point de départ pour des randonnées de plusieurs jours.

Pour le cadre : un lac de 600 hectares aux couleurs de lac canadien où il fait bon se baigner (y compris avec les chevaux), les Pyrénées en arrière-plan, et une belle forêt de feuillus fort appréciée par temps chauds.

Une bonne équipe avec une alternance de nuits sur place en caravane et la proximité avec d’autres voisins saisonniers me rappellent que j’aime ce rythme de la saison estivale, entre journées de travail bien remplies et atmosphère humaine détendue qui ferait presque croire à des…

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Guides, vrais guides, faux guides

Je faillis à mon devoir en ne relatant pas nos aventures marocaines comme je l’ai fait pour mes précédents voyages. Un jour j’y remédierai, inch’allah, mais en attendant je conseille vivement les articles de ma comparse de voyage. Et je découvre, au passage, un délice supplémentaire au voyage en duo : la saveur particulière de la lecture de souvenirs communs, vécus et écrits avec un autre regard.

Du fond du chaudron aux étoiles

Étape 2. Au sud.

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Après les souks et les propositions de babouches climatisées, après « la place » et les propositions de repas bio et minceur et après une nuit de bus, vous êtes prêts à tout ! Du coup, quoi de plus logique quand, à l’arrivée du bus à Zagora, alors que vous avez froid, que vous êtes en train d’essayer de vous sortir de la torpeur du trajet ; quoi de plus logique donc que de penser que le gars qui vient de monter et qui se dirige vers vous alors que tout le monde essaye de descendre, veut vous vendre les gants qu’il tient à la main ?

Et bien en fait ce n’était pas ça du tout ! Nous venions de rencontrer notre guide des jours suivants : Allal. Qui, Allahmdoulilla, nous a trouvé avant que nous le trouvions, ne me demandez pas comment… ou peut-être allez demander au chauffeur du bus…

Toujours…

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Aller et retour au pays de Sault

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Jour 1 : Léran – vallée de l’Hers – plateau de Sault – Espezel

Nous sommes entre Aude et Ariège, les Pyrénées coiffées de leur chapeau hivernal ponctuent l’horizon. Reliefs ici arrondis, là plus aigus, l’œil habitué reconnaît les montagnes et les nomme une à une. Le dôme blanc légèrement sur notre droite, c’est le plateau de Languerail. Après-demain, après deux jours de chevauchée, nous y serons. Pour le moment, de chemins boisés en bordures de champs nous mettons cap au sud à travers la campagne ariégeoise, sous un soleil presque printanier. Le rythme s’installe, les chevaux se posent. Mes pensées vont et viennent, tantôt captent les sensations de l’instant présent, tantôt vagabondent. De vieux désirs de voyage à cheval refont surface.

Après une journée à monter progressivement, nous débouchons le plateau de Sault, vaste étendue parsemée de neige. Le galop s’impose.

 

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Jour 2 : Espezel – forêt domaniale de la Plaine-Comus – plateau de Languerail – Espezel

Notre deuxième journée se fait en boucle au départ du gîte d’Espezel, à travers la forêt domaniale de la Plaine-Comus. Contrées sauvages à dominance de conifères qui ne sont pas sans me rappeler certains paysages québécois. L’épaisseur de neige nous empêche d’atteindre le sommet du Pas de l’Ours (1517 m), les chevaux enfoncent et progressent péniblement. Nous déjeunons près d’une cabane de l’ONF puis nous rejoignons à travers bois le plateau de Languerail enneigé que nous descendons à pieds avant de se remettre en selle pour un galop apprécié de tous, chevaux comme cavaliers.

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Jour 3 : Espezel – forêt domaniale de Coume Frède-Picaussel – Puivert

Le temps de nourrir les chevaux et de prendre le petit déjeuner, la pluie du réveil s’est transformée en une neige aux flocons lourds et humides qui ne nous lachera pas de la journée. Les voilà, les conditions hivernales ! Nous quittons le plateau de Sault dans les environs de Montplaisir et descendons dans la forêt qui nous abrite un peu. La présence du refuge ONF du Maquis se fait apprécier pour une pause déjeuner au sec avant de repartir sous la neige qui tombe de plus belle. La météo s’adoucit aux abords de Puivert que nous traversons jusqu’au gîte.

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Bichoco, mon compagnon de route

 

Jour 4 : Puivert – lac de Montbel – Léran

De Puivert, nous rejoignons les rives du lac de Montbel où nous déjeunons et arrivons à Léran en milieu d’après-midi sous un ciel nettoyé par le vent.

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LE MYSTERE DES HERBORISTES

Du fond du chaudron aux étoiles

Il est difficile de passer quelques jours à Marrakech et en particulier dans les souks sans s’arrêter dans une herboristerie. On les prend d’abord pour des boutiques d’épices au vu des étals colorés. Mais tôt ou tard on succombe au « Bonjour la Gazelle, tu sais ce que c’est ça ? » et on s’aperçoit alors qu’il y a plein de choses plus ou moins identifiées à côté des épices. Ça devient alors passionnant de s’arrêter boire un thé pour « casser la fatigue » et de découvrir un produit puis l’autre. D’autant plus que les marocains sont rarement avares d’explications et toujours prêts à discuter et échanger un peu.
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Notre première rencontre avec un herboriste s’est faite par l’intermédiaire d’un marchand de babouches qui, nous ayant entrainé dans les rues enchevêtrées du souk, nous laissa « juste pour l’œil » entre les mains de son frère, dans une herboristerie…

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Vive Charlie

Pour que vive la liberté d’expression. Dessinons, chantons, écrivons, parlons. Ne laissons pas une poignée d’imbéciles armés nous bailloner. Levons-nous. Exprimons-nous.

Soyons Charlie.

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L’Ariège du haut du Pic du Carmil

Une « couchsurfeuse » néo-zélandaise, une belle journée d’automne, et c’est parti pour une balade en direction du Cap du Carmil et de son point de vue sur les Pyrénées Ariégeoises.
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Longue vie au PNR du Golfe du Morbihan !

Après vingt ans de concertation, le Parc naturel régional du Golfe du Morbihan est né le 2 octobre 2014. Le décret de sa création fait du Golfe du Morbihan le 50ème PNR français, le réseau des PNR couvrant désormais 15% du territoire de métropole et d’outre-mer.

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Le Golfe du Morbihan vu par Philip Plisson (www.plisson.com)

Le Golfe du Morbihan est un espace maritime et littoral de 17 000 hectares parsemé d’îles et d’îlots, façonné par la mer et par l’homme présent depuis le Paléolithique. La « petite mer* » est désormais protégée par une charte de parc adoptée pour douze ans qui vise à concilier les activités humaines et la préservation de ce patrimoine naturel et culturel unique.

Au cours des années préfigurant la création de ce parc des actions ont déjà été mises en oeuvre, concernant la sauvegarde des Sternes Pierregarin, la mise en place de mouillages écologiques ou encore un projet visant à l’autonomie en ressources de l’île d’Ilur (propriété du Conservatoire du Littoral) en vue d’y accueillir du public.

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Le territoire du PNR du Golfe du Morbihan à sa création en octobre 2014

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Hippocampe moucheté (source photo : Océarium du Croisic)

Et son emblème ? C’est l’hippocampe ! Car ce drôle de poisson n’est pas cantoné aux eaux tropicales, deux espèces fréquentent les eaux bretonnes (l’hippocampe commun Hippocampus hippocampus et l’hippocampe moucheté Hippocampus guttulatus).


* signification étymologique de « Morbihan », en breton

 

Source : www.golfe-morbihan.fr, le site du PNR du Golfe du Morbihan

 

Texte : Julie Bousquet

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Guides, vrais guides, faux guides

Vous cherchez un riad richement décoré ? des babouches climatisées ? un tajine savamment épicé ? un coin de désert au ciel étoilé ? Laissez-vous guider !

Du fond du chaudron aux étoiles

Étape 1. En ville

Lorsque l’on n’aime pas les voyages organisés, leurs horaires imposés et les blablas sans fin du guide il reste la solution sac à dos – guide du routard. Quelques fois pourtant les explications manquent et l’on sent que l’on passe à côté de quelque chose. Mais si vous partez au Maroc, rassurez-vous ce sentiment vous restera probablement inconnu !

pays de diversité le Maroc
Les guides, il y en a partout et pratiquement tout le temps : des vrais, des faux, des faux vrais, des vrais faux… à ne plus savoir où donner de la tête. Et parfois même vous deviendrez à votre tour guide entrainant à votre suite un marocain abasourdi de voir deux françaises explorer Casablanca en allant simplement où leur pieds les mènent.

Jemaa-el-Fna
Le lieu suprême pour trouver un guide est bien sur « La Place » Jemaa-el-Fna à Marrakech. Là le problème n’est pas de trouver un guide mais de leur échapper !…

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