Equateur

Six mois de stage sur des projets de tourisme scientifique : bureau à Guayaquil, missions de terrain principalement dans les Andes (Cuenca et environs) avec incursions sur le versant amazonien et une semaine aux Galapagos.

L’Equateur, petit pays d’une extrême diversité paysagère et climatique, et donc floristique et faunistique, de la côte Pacifique équatoriale aux eaux refroidies par le courant de Humboldt, des sommets andins tutoyant les 6 000 mètres aux vallées toutes différentes les unes des autres couvertes tantôt d’une végétation rase résistant aux rigueurs de l’altitude et tantôt influencée par la chaude et humide proximité de l’Amazonie, des forêts parmi les plus diversifiées de la planète (600 espèces d’arbres à l’hectare!), à l’archipel au nom évocateur dont l’isolement géographique est à l’origine d’espèces uniques qu’on pourrait croire sorties de la préhistoire ou d’un livre de fantasy. L’Equateur, ce sont les paysages démesurés des Andes, qui se mèlent sur leur versant oriental au foisonnant océan de verdure de l’Amazonie, s’adoucissent sur leur versant occidental jusqu’aux plages du Pacifique… et mille kilomètres au large, les Galapagos.

L’Equateur, c’est aussi un pays où les rapports humains ne m’ont pas été du plus facile abord, entre modèle individualiste et consumériste du « grand frère » américain dont on a emprunté la monnaie, et le duo inégalités-insécurité qui au quotidien rend la vie guayaquileña quelque peu fatigante. Peut-être est-ce parce que j’ai essentiellement séjourné à Guayaquil, ville qui a grandi trop vite comme de nombreuses métropoles du Sud et concentre de fait les difficultés. Les relations étaient plus aisées dans les petites villes des Andes ou de l’Amazonie, bien que différentes dans ces deux régions : populations de la Sierra discrètes et réservées qui mériteraient de passer du temps au même endroit pour faire connaissance, habitants de l’Oriente plus spontanément dans l’échange – autant dire que c’est à leur contact que je me suis sentie le plus à l’aise et que j’ai fait les plus belles rencontres de voyage, celles qui parfois éveillent l’envie d’y retourner.

 

 

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Le Rio Verde, environs de Baños – 1 800 mètres, confluence entre reliefs des Andes et la végétation de l’Amazonie

 

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