Articles tagués : itinérance

Aller et retour au pays de Sault

10989098_10153071109202768_7158506217634158871_n - Copie

Jour 1 : Léran – vallée de l’Hers – plateau de Sault – Espezel

Nous sommes entre Aude et Ariège, les Pyrénées coiffées de leur chapeau hivernal ponctuent l’horizon. Reliefs ici arrondis, là plus aigus, l’œil habitué reconnaît les montagnes et les nomme une à une. Le dôme blanc légèrement sur notre droite, c’est le plateau de Languerail. Après-demain, après deux jours de chevauchée, nous y serons. Pour le moment, de chemins boisés en bordures de champs nous mettons cap au sud à travers la campagne ariégeoise, sous un soleil presque printanier. Le rythme s’installe, les chevaux se posent. Mes pensées vont et viennent, tantôt captent les sensations de l’instant présent, tantôt vagabondent. De vieux désirs de voyage à cheval refont surface.

Après une journée à monter progressivement, nous débouchons le plateau de Sault, vaste étendue parsemée de neige. Le galop s’impose.

 

10516695_10153065075197768_5460911073790375144_n

Jour 2 : Espezel – forêt domaniale de la Plaine-Comus – plateau de Languerail – Espezel

Notre deuxième journée se fait en boucle au départ du gîte d’Espezel, à travers la forêt domaniale de la Plaine-Comus. Contrées sauvages à dominance de conifères qui ne sont pas sans me rappeler certains paysages québécois. L’épaisseur de neige nous empêche d’atteindre le sommet du Pas de l’Ours (1517 m), les chevaux enfoncent et progressent péniblement. Nous déjeunons près d’une cabane de l’ONF puis nous rejoignons à travers bois le plateau de Languerail enneigé que nous descendons à pieds avant de se remettre en selle pour un galop apprécié de tous, chevaux comme cavaliers.

IMG_1916 - Copie

IMG_1955 - Copie

Jour 3 : Espezel – forêt domaniale de Coume Frède-Picaussel – Puivert

Le temps de nourrir les chevaux et de prendre le petit déjeuner, la pluie du réveil s’est transformée en une neige aux flocons lourds et humides qui ne nous lachera pas de la journée. Les voilà, les conditions hivernales ! Nous quittons le plateau de Sault dans les environs de Montplaisir et descendons dans la forêt qui nous abrite un peu. La présence du refuge ONF du Maquis se fait apprécier pour une pause déjeuner au sec avant de repartir sous la neige qui tombe de plus belle. La météo s’adoucit aux abords de Puivert que nous traversons jusqu’au gîte.

IMG_1966 - Copie

10982346_10153065074097768_7710933587514684529_n

Bichoco, mon compagnon de route

 

Jour 4 : Puivert – lac de Montbel – Léran

De Puivert, nous rejoignons les rives du lac de Montbel où nous déjeunons et arrivons à Léran en milieu d’après-midi sous un ciel nettoyé par le vent.

Catégories : France, Midi-Pyrénées | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Bondy, le petit âne gris qui traverse l’Europe

Lever matinal. Me voilà partie rejoindre Marion, Française qui était en wwoofing dans les environs de Făgăraş, dans le centre du pays, depuis près d’un an et qui rentre à La Rochelle à pied, avec son âne et son chien.

Une heure de vélo vers Zădăreni, dans l’agréable lumière du petit matin. Je traverse la Mureş sur la passerelle en bois qui mène à l’Insula Mureş III, puis le hameau et je poursuis vers Zădăreni en contournant les champs. J’entre dans ce village dont j’avais aperçu le clocher dès lundi dernier depuis l’autre rive. Je longe le canal qui borde le village, la carte indique qu’il s’interrompt sur tout juste 200 mètres… Saleté de chien ! La plupart aboient férocement en restant à l’écart, mais celui-ci, je ne le sens pas. C’est un chien qui interrompt le sentier. Soit. Je contourne quelques terrains avant de le retrouver, et de déboucher… sur un gué, infranchissable avec le vélo et le sac sur le dos. Marion dans son message m’avait bien parlé d’un pont ! Je le trouve un peu plus loin et arrive enfin sur les bords de la Mureş où Marion avait dressé son campement pour la nuit.

DSCF0062bisJe fais connaissance avec mes équipiers du weekend : Marion, son chien Djinn et son âne Bondy. Nous levons le camp, l’âne prend la tête avec allant ce matin. Avec Marion, nous parlons de la Roumanie, de nos expériences de voyages en tous genres, de souvenirs équestres, de tout et de rien… Vraiment sympa. Pendant ce temps, un pas après l’autre, nous progressons vers l’Ouest. Sur terrain plat, cela se fait sans trop d’efforts. De temps à autre, Bondy bifurque et Marion lui court après pour le remettre sur le chemin. De quoi pimenter un peu le parcours ! Nous faisons halte pour le pique-nique à proximité du bac de Pecica. Nous repartons en suivant la digue qui délimite le parc et sur laquelle passe le E7, sentier de randonnée européen qui emmène jusqu’au Portugal. Enfin théoriquement, car les informations sur son parcours ne sont pas toujours faciles à obtenir. Nous passons par Bezdin où nous profitons du monastère pour reprendre de l’eau. Deux busards et une buse, observés aux mêmes endroits que jeudi. Nous dressons la tente sous les arbres peu avant la fin de la zone forestière. Feu de camp, mămăliga (la polenta roumaine) avec carottes et fromage : bon et roboratif, l’idéal du randonneur. Nuit sous la tente, Djinn couché sur nos pieds. Nous bavardons et rions jusqu’à tard. Sensation d’être en compagnie d’une bonne vieille copine.

DSCF0067bisFinalement, malgré mon peu d’équipement et les températures nocturnes (il y avait du givre dans les champs hier matin), je n’ai pas eu froid de la nuit. Petite pluie du matin. Elle se sera dissipée le temps qu’on lève le camp. Nous reprenons la route, suivant encore la digue vers l’ouest, Bondy toujours devant quoi que plus molisson ce matin. Il traînerait bien à brouter ici ou là. Nous pique-niquons sur le bord du chemin aux environs de Semlac. Une fois Bondy de nouveau chargé, il est temps pour moi de rentrer. J’ai une demi-journée pour effectuer à vélo en sens inverse le chemin que nous avons parcouru depuis hier. Bonne route Marion, peut-être se retrouvera-t-on en Hongrie la semaine prochaine… ou sur les chemins de France en septembre !

DSCF9988bis

Le monastère serbe de Bezdin

 

Retour sur la digue, à vitesse peu élevée à cause de l’herbe qui me ralentit. Il me faudra au total 4 heures pour rentrer. Autour, c’est la vaste plaine d’Europe centrale qui débute et dont Marion va traverser quelques kilomètres. Fenlac : je traverse le village et récupère la route. Marre de cette digue sur laquelle je n’avance pas. Je retrouve les chemins après Zădăreni pour traverser la rivière. J’arrive au Centre, Olliver m’invite à me joindre au barbecue qu’il prépare avec ses potes. Malgré la fatigue, ça ne se refuse pas !

Catégories : Ici et partout ailleurs, Roumanie | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Translandaise, Jour 13

Etape du soir : bivouac dans les dunes quelques kilomètres avant Capbreton. Un bateau de pêche allume ses feux à la tombée de la nuit. Ce soir, nous dînons parmi les anges.

jour-13---bateau-de-peche-au-crepuscule

Catégories : Aquitaine, France | Étiquettes : , , , , , | Poster un commentaire

Translandaise, Jour 9

Lendemain de tempête. Les vagues, encore et toujours. Spectacle dont je ne me lasserai jamais. Ici à Saint-Girons, que nous ne sommes pas prêtes d’oublier pour la sympathique rencontre que nous y avons faite…

jour-9---plage-de-st-girons-_29_

Catégories : Aquitaine, France | Étiquettes : , , , , , , | Poster un commentaire

La « Translandaise » : 203 km à pied d’Arcachon à Boucau

203km : c’est la distance que nous avons parcourue exclusivement à pied avec Jessica. Nous sommes parties de la gare d’Arcachon le 21 mai dernier, pour arriver dans sa famille à Boucau (environs de Bayonne) deux semaines plus tard.

jour-13---marcher-dans-le-sable...Cette première expérience de randonnée en itinérance a été très enrichissante, pleine de rencontres et de découvertes. Découverte notamment de ce mode de vie nomade que j’apprécie tant, au rythme apaisant de la marche. Comme si nous vivions dans un espace-temps différent. Marcher, manger, dormir. Soigner nos ampoules et nous protéger des aléas de la météo. Prendre le temps. Observer la forêt ou la plage et leurs habitants. Ne penser à rien.
Nous rentrons la tête pleine de souvenirs, des instants de fous rires aux heures de marche sous la pluie, sans oublier les nuits à la belle étoile entre dunes et océan.

Avec Jessica, j’ai découvert aussi une amie, et surtout une sacrée équipière pour de futurs vagabondages. Car cette randonnée n’est qu’un échauffement, à peine rentrée que de nombreux projets fourmillent déjà dans ma tête…

Catégories : Aquitaine, France | Étiquettes : , , , , , | Poster un commentaire

Propulsé par WordPress.com.