Articles tagués : ornithologie

Delta Dunarii

Le Delta du Danube : l’un de ces lieux mythiques dont le nom seul suffisait à me faire rêver. La dernière étape de mon voyage en Roumanie, celle qui m’a conduite à traverser le pays. Celle qui me fera encore rêver une fois que j’en serai repartie.

DSCF0654---Copie

Village dans le delta du Danube

J’embarque à bord du bateau qui relie Tulcea à Sulina, à l’extrémité du delta, sur les bords de la Mer Noire. Je n’irai pas jusque là, je m’arrêterai à Crişan, village au milieu du delta loti le long du bras central. Il ne pleut pas, mais la grisaille est toujours là et le vent souffle d’autant plus fort à mesure qu’on approche de l’embouchure. Je passe une bonne partie de la traversée sur le pont à observer les oiseaux. Aigrettes, mouettes, goélands, cormorans, guifettes, sternes, hirondelles, pélicans… Un régal. Le delta tient sa réputation de paradis pour l’ornithologie.

Après deux heures et demi de traversée nous arrivons à Crişan où je trouve sans difficulté la pension de Petre. J’y fais la connaissance de trois Français dont une expatriée qui vit à Bucarest et avec qui le courant passe assez vite malgré ce recul instinctif que je peux avoir vis-à-vis de mes compatriotes à l’étranger. Discussions de filles, ce n’est pas désagréable après deux mois entourée de gars. Cette nuit, c’est tempête sur le delta.

 

Le vent de la nuit a chassé le mauvais temps avant de se calmer ; le soleil est revenu : la météo est idéale pour cette journée sur les eaux du delta. Petre nous emmène dans un dédale de canaux, roselières, lacs, îlots, à la rencontre des oiseaux. Des 300 espèces recensées toutes saisons confondues, nous en observerons une bonne cinquantaine, et pas des moindres : rolliers, huppes faciées, pélicans blancs et frisés, guifettes, sternes et goélands, hirondelles, martins-pêcheurs, aigrettes, hérons, crabiers et bihoreaux, busards, même bondrée apivore et pygargue à queue blanche… Et puis des grenouilles et des libellules à n’en plus finir, et deux cistudes d’Europe. Le tout dans des paysages de toute beauté où nous ne croisons que quelques pêcheurs, hormis sur le bras central du Danube, plus « civilisé ». Petre est un excellent guide, il connaît le delta et ses oiseaux comme sa poche. Pique-nique sur un îlot… au coeur du Delta du Danube. Cette journée aura été ne des plus belles de ces deux mois passés en Roumanie. Mémorable.

DSCF0731---Copie

Crabiers chevelus

DSCF0752---Copie

Pélicans blancs

DSCF0772---Copie

Spatule blanche

DSCF0782---Copie

Ibis falcinelle

DSCF0792---Copie

Grande aigrette

DSCF0844---Copie

Pélicans blancs, Pélican frisé, Spatule blanche et Barges à queue rousse

DSCF0853---Copie

Echasse blanche

DSCF0893---Copie

Bihoreau gris

DSCF0894

Héron pourpré

DSCF0925---CopieApéro sur le ponton devant la pension, suivi d’un dîner au poisson. C’est la première fois que je découvre un peuple aussi tourné vers les ressources aquatiques, mais d’eau douce. Marins d’eau douce ! Petit tour dans le village dans les belles lumières du crépuscule. Les maisons alignées le long du bras central du Danube abritent chacune un petit jardin potager. Derrière, un autre chenal. Et des roseaux.

 

DSCF0930---Copie

Cette nuit là, j’ai rêvé d’oiseaux toute la nuit. Partout, ça volait, ça voletait, ça virevoltait.

Contact de Petre Vasiliu, mon guide dans le delta : www.ecoturismdelta.ro

Publicités
Catégories : Roumanie | Étiquettes : , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Lunca Mureşului : semaine 4

DSCF0198--2-Inspiration du weekend : et si le parc pouvait proposer des promenades à cheval ? J’y ai pensé en montant au haras. Seulement le haras est à une petite dizaine de kilomètres du parc, et surtout les chevaux sont loin d’être adaptés pour ce genre d’activité. Je me souviens être passée devant une petite école d’équitation à Zădăreni, sur l’autre rive… J’y retourne donc aujourd’hui en espérant que quelqu’un puisse répondre à mes questions. Une petite heure de vélo aller-retour sous ce chaud soleil devenu estival. Personne… Je retenterai plus tard.

Le soir même, Gabi se rend à Zădăreni et propose de m’accompagner à l’écurie. Pas plus mal d’avoir un interprète ! Seul un employé est présent ; il nous donne le numéro de téléphone des dirigeants. Affaire à suivre…

Aurais-je fait l’erreur de glisser à Gabi que la ţuica que j’ai testée jusqu’à présent est moins forte que le sodabi béninois ? Toujours est-il que je n’ai plus le choix : goûter les trois qu’il a en réserve ! Avec modération certes, mais juste assez pour me réveiller en sursaut à 4 heures du matin en me demandant où je suis… Tout va bien.

 

Retour dans la zone protégée de Zădăreni avec Ovidiu. Cette fois nous parvenons à déterminer le tracé complet du nouveau sentier d’interprétation, Je ne verrai plus jamais un sentier de la même façon maintenant que je commence à avoir un aperçu du travail nécessaire à leur création !

Nous posons au passage deux appareils photos et une caméra devant les terriers découverts la semaine passée, en espérant récupérer quelques images intéressantes…

DSCF0206--2-De Şeitin à Nădlac, je devrais en avoir pour trois bonnes heures de marche sur la digue qui délimite la bordure nord du parc, à répertorier les espèces d’oiseaux observés en chemin. Je me demande si Gabi a déjà suivi ce parcours… parce que ce n’est pas trois mais cinq heures dont j’aurai eu besoin pour couvrir la distance ! Marcher au soleil en ligne quasi droite et sans repères particuliers… les joies de la plaine ! Etrange sensation de marcher sans avancer, dans un décor qui évolue au ralenti. Tout ça pour peu d’oiseaux d’intérêt, hormi un martin-pêcheur, un faucon kobez et quatre pies grièches rose. Qu’importe ! Peu avant Nădlac, une voiture me double et me propose de me déposer en ville. C’est gentil, mais je préfère marcher. Un peu plus loin, je pourrais rejoindre rapidement la nationale depuis laquelle je pourrai rentrer. Mais non, je continue encore un peu, même si les oiseaux ne sont pas de la partie. Jusqu’au bosquet, jusqu’au virage, je repousse le point d’où je vais arrêter. Qu’est-ce qui me pousse à marcher ainsi ? Une énergie qui me soufflerait de continuer encore et encore… Un pas après l’autre. Toujours plus loin. Pensées pour Marion rendue quelque part en Hongrie.

DSCF0214--2-

Je finis par quitter la digue et rejoindre la route pour rentrer en stop. Challenge : quitter Nădlac avant 18 heures, il est 17h50. Une voiture de flics s’arrête à ma hauteur. De unde vine ? De Şeitin, pe jos. Merg la Arad (D’où  tu viens ? De Şeitin, à  pied, je vais à Arad). Regard interloqué. Papiers ? Ah, frantuzuaica ! Ils me reposent la même question en anglais, ma réponse reste la même. J’arrive de Şeitin à pied et je rentre à Arad en stop. Cela est si étrange ? En discutant plus tard avec un ami, je m’apercevrai qu’il y a en fait une bonne vingtaine de kilomètres entre Şeitin et Nădlac… Je tends le pouce, une voiture ne tarde pas à s’arrêter. 17h58, Nădlac est derrière moi. Challenge tenu ! Mon chauffeur connait même un peu de français, son fils habite à Paris. Il propose de me déposer où je souhaite. Je ne sais pas pour quelle raison, sur un coup de tête je lui demande de me laisser en centre ville… ou comment ajouter plus d’une heure et demie de marche supplémentaires.

 

Animaux--2--5175Les deux fouines vont bien, elles ont été installées dans une grande cage dans le garage et commencent à manger de la viande. La question de leur remise en liberté risque d’être problématique, il n’est pas impossible qu’elles se soient trop habituées à l’homme…

Catégories : Roumanie | Étiquettes : , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Lunca Mureşului : semaine 1

Lundi

Virée en vélo dans la forêt vers la zone de protection intégrale de Zădăreni, emplacement du futur circuit d’interprétation. Le chemin est bien boueux après la pluie d’hier, je m’amuse comme une gamine. Paisible forêt. Plus j’y passe du temps et plus j’apprécie cet endroit. C’est une bonne chose, car les premières impressions n’étaient pas des plus positives. Les arbres bruissent d’oiseaux qui semblent ne jamais se taire. Que j’aimerais les reconnaître à l’oreille ! Un martin-pêcheur passe au raz de l’eau.

Retour au centre, il est 18 heures. Plus personne. Enfermée dehors ! C’est malin, et le premier jour évidemment… Je fais le tour des portes du bâtiment. J’ai heureusement le numéro d’Ovidiu sur un bout de papier au fond d’une poche, puisque pour couronner le tout je n’ai pas mon téléphone avec moi. J’en empreinte un à un promeneur (ou comment se faire connaître du quartier en un rien de temps). Appeler Ovidiu, parti pour la semaine, qui appelle Gabi qui revient m’ouvrir. J’ai l’air fine ! Je me confonds en excuses, il me répond le plus simplement du monde « tu peux m’appeler n’importe quand et pour n’importe quoi ». Et de me demander évidemment quels oiseaux j’ai pu observer sur ma route.

DSCF9963bis

La rivière Mureş et le clocher de Zădăreni

 

DSCF9977bis

Cigogne blanche

Mardi

DSCF9984bis

Hameau de l’Insula Mureş III. Ici, on ne s’embête pas avec les noms de rue. Ou au contraire, peut-être est-ce la même histoire qu’à Pecica, petite ville voisine où Roumains et Hongrois, ne parvenant pas à se mettre d’accord, ont fini par numéroter les rues.

En route pour l’observation des pygargues. Traversée du pont en bois qui mène à l’Insula Mureş III. Quelques habitants de ce hameau vivent ici à l’année. Cigogne dans un champ à la sortie du village. Après une petite heure de vélo entre les champs, j’arrive à mon point d’observation. Pas de pygargue ce matin, mais une buse que je soupçonne de nicher dans un grand frêne sur la rive d’en face. Et hérons, aigrettes et hirondelles de rivage.

 

Mercredi

Prospection de nids d’hirondelles de rivage depuis la rive nord, en face de mon poste d’observation de la veille. A travers la forêt, le vélo ne m’est pas d’une grande utilité, le sentier n’a pas été entretenu depuis un bon moment. Je profite donc de mon passage pour le débroussailler. Après quelques péripéties dans les broussailles (le sentier s’arrête net à la sortie de la forêt) j’arrive enfin sur la berge.

Retour au Centre, tout le monde est parti. Mais cette fois, j’ai la clé !

 

DSCF9997bis

Monastère serbe de Bezdin

Jeudi

Journée complète sur le terrain. Quelques observations intéressantes (busard des roseaux, vanneaux huppés, cigognes, hérons, buses…), mais surtout l’occasion de faire connaissance avec les collègues et de visiter le parc jusqu’à son extrémité ouest. Et pour en ajouter à cette belle journée, le soleil est revenu. Traversée de la Mureş avec le bac de Pecica et route jusqu’à Cenad. Paul, le directeur du parc, est monté sur le toit d’un bâtiment et me nargue pour le panorama dont il profite… jusqu’au moment de redescendre : coincé ! Il faut approcher le pick-up pour lui faire marche-pied. Il prend les choses avec sérénité et amusement. Nous, on s’amuse tout autant ! Did you enjoy my little adventure ? 

En repartant, nous suivons un type rencontré à bord du bac d’Igriş : il a fait creuser un bassin de pêche sportive dans le parc, avec l’autorisation de la direction de l’eau d’Arad… mais sans avoir jamais demandé la permission au parc. Romanian style… Le contexte expliqué par Gabi, le biologiste de l’équipe, m’aide à saisir l’essentiel de la discussion suivante, bien qu’en roumain. Ce gaillard nous invite à boire une bière chez lui, Paul insiste pour lui signaler qu’ils règleront le problème… en restant professionnels.DSCF0016bis

Passage à Pecica. Une légende dit que qui boiera l’eau de la fontaine ne quittera plus jamais Pecica…

Il y a vraiment de beaux endroits dans ce parc, bords de rivière, champs d’iris sauvages, roselières, monastère serbe au milieu de nulle part… une multitude de trésors.

DSCF0027bis

Roms à Pecica

 

Vendredi

Discussion avec Tom, volontaire américain de Peace Corps. Il me parle de ses projets (architecture), me montre ses plans, et la mini-Mureş en 3D commencée dans la cour. Joli projet, en suspends pour manque de fonds. Il n’y a pas qu’en Afrique…

DSCF0034bis

Coronelle lisse qui lézarde au soleil (pas peur Maman, c’est une couleuvre !)

Visite du sentier d’interprétation… dont il ne reste que deux panneaux intacts sur dix, les autres ayant été vandalisés.

Sur le trajet à travers la forêt vers Arad, un petit vieux sur le bord de la piste entame la conversation. Je lui baragouine mes trois mots de roumain, il saisit que je ne parle pas la langue. Raison de plus pour continuer la conversation ! Je devine qu’il a passé du temps en Pologne, et que c’est à force d’entendre qu’il a fini par comprendre le polonais. Du coup il me parle, il me parle… pour que je m’habitue et que je finisse par comprendre le roumain. Quelle attention !

 

 

Catégories : Roumanie | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Merag

Dernier jour de boulot, dernier jour d’observation avec Christian. Il m’aura beaucoup apporté, cet ornitho passionné. Ce matin nous allons dans les environs de Merag. Mais avant d’arriver à destination, nous devons nous débarrasser d’un charmant « cadeau » : les restes d’un sanglier que nous jetons aux vautours peu avant Little Point. L’observation n’est pas très fructueuse ce matin. Trop chaud, peut-être. Quelques vautours, et la buse de la vallée du 45ème Parallèle. Nous ramassons quelques serpents sur la route du retour, à des fins d’identification. En quatre jours, j’aurai tour à tour senti le cadavre de mouton, poisson, sanglier et serpent… Heureusement que les vautours n’ont pas d’odorat, ils me prendraient pour leur repas !

Catégories : Croatie | Étiquettes : , , , , , | Poster un commentaire

Retours à Kruna

Cela faisait un moment que j’avais envie de retourner à Kruna. J’y passe une excellente matinée en compagnie de Jessica. Les trois occupants du nids sont là, un des adultes nous offre même le spectacle de son envol. Un quatrième vautour passe au-dessus de la falaise. Jessica s’extasie devant chaque mouvement des vautours : délice de bosser dans ces conditions ! Bref échange avec une mère et son fils intrigués par notre attirail, et à qui nous proposons de regarder à la longue-vue. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons pour une baignade appréciée qui nous permettra de remonter la côte jusqu’au centre sans crever de chaud.

 

Retour à Kruna ce matin, avec Adam et Shannon, Australiens qui enseignent l’anglais en Pologne. Elle a vécu plusieurs mois en France, du coup les discussions ont une drôle d’allure, passant d’une langue à l’autre. Nos trois vautours sont toujours là, mais avec cette chaleur et l’absence de vent ils ne sont pas très actifs. Foutue côte ! Le retour sous le cagnard est assez mortel.

Catégories : Croatie | Étiquettes : , , , , , | Poster un commentaire

45ème Parallèle, épisode 2

Matinée au ralenti. Hier, veille du départ de plusieurs volontaires avec qui le courant passait bien (Ray, David, Maggie), et match de la Croatie où le foot est sport national… Il va faire chaud aujourd’hui encore. L’été est bel et bien arrivé ; les cigales se font entendre, bruyantes et incessantes.

En début d’après-midi, nous partons avec Christian vers la vallée du 45ème Parallèle. La première étape consiste à faire de la place dans le coin de la vallée où un mouton doit être balancé un peu plus tard. Christian ne peut pas escalader aujourd’hui ; Julie, joker cabri. Jessica se propose pour m’aider. Il nous faut nettoyer l’endroit, selon les indications de Christian, installé à son poste d’observation : « le plastique vert, à droite ! », « cette branche devant vous ! »… Branche prise dans la terre, une vieille carcasse en travers : charmantissime ! Ah c’est aussi ça, de vouloir bosser avec les vautours ! Je ris.

Après ces acrobaties, Christian me laisse au pied d’une colline dont je gagne le sommet après une demi-heure de marche. Là-haut, je suis sur le toit du monde… ou presque. Pas un humain, pas une construction en vue hormis ces kilomètres de murs de pierres sèches. Je profite d’une vue à 360°. Mer à gauche, mer à droite. Montagnes devant et derrière. Peu d’oiseaux malheureusement ; trop de touristes sur la route, les vautours ne se sont pas approchés du mouton dans la vallée. Je rentre heureuse de ces quatre heures passées sur mon caillou. Reconnaissante aussi, que Christian me laisse vaquer seule, avec quelques consignes à suivre sur ce que je dois observer.

Catégories : Croatie | Étiquettes : , , , , , , , , | Poster un commentaire

Svan Petar

À l’entrée du village de Svan Petar se dresse un chêne presque millénaire, au tronc creux si énorme qu’on peut tenir à cinq à l’intérieur (vérifié !). Il ne lui reste plus qu’une grosse branche, l’autre a été arrachée par la foudre et repose à côté. Dangereusement déséquilibré, ce monument vivant protégé par l’Unesco menace de perdre son dernier bras à la prochaine tempête.

Nous nous postons après les quelques habitations. Vautours, couple de buses, épervier, et même couple de circaètes : gâtés ! Le tout dans un décor d’une grande beauté, cette fois encore. La dernière heure, Christian descend la falaise d’un côté (le fou !), Ray et Julie vont de l’autre bord (moins abrupt) ; je reste en haut à observer les oiseaux qu’ils pourraient faire décoller à leur passage. Que j’aime ces journées sur le terrain ! Et le travail avec Christian, si avide de partager sa passion… je capte tout ce que je peux, m’efforce de ne pas en perdre une plume.

DSCF3978.jpg

Catégories : Croatie | Étiquettes : , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Plavnik

Fou rire au petit déjeuner. La journée commence en beauté ! Christian me dépose sur la terrasse bétonnée d’une maison délabrée, habitée par… des moutons. Je suis face à Plavnik, petite île où nichent quelques vautours dans une zone malheureusement pas réglementée. Ma mission : observer les allées et venues des bateaux qui s’approchent de la colonie. Avec les observations des séances précédentes, Christian devrait pouvoir écrire au ministère. Pas de rapaces aujourd’hui, à l’exception d’un crécerelle. Pas de vent, pas de visibilité à cause de la brume de chaleur. Observation attentive aux jumelles sous cagnard méditerranéen (pas d’ombre) : au retour je m’aperçois que je suis véritablement claquée.

Catégories : Croatie | Étiquettes : , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Martinšćica

Nous partons ce matin vers le sud. Après être passées chercher Christian à Predošćica nous déposons Michelle près d’Orlec, d’où elle suivra toute la journée des lignes de pylônes électriques à la recherche de traces de rapaces. Nous poursuivons la route vers la côte sud-ouest, nous arrêtant de temps à autres sur le bas-côté pour observer un rapace. J’admire l’oeil observateur et la passion communicative de Christian. Bonheur que de travailler avec lui. Nous avons la chance de voir deux buses au-dessus de la route en lacets, toutes proches. Elles montent peu à peu dans le ciel azur puis disparaissent de l’autre côté de la colline. Village sur les hauteurs, peu après Martinšćica. Sonia et moi marchons un peu dans le maquis, cherchant les trouées dans les murs de pierre, jusqu’à atteindre le sommet. Une magnifique vue s’offre à nous, sur la baie en contre-bas, et surtout sur les collines alentours d’où nous observerons de nombreux oiseaux. Nous ne sommes pas trop de deux ! Plusieurs vautours fauves, quelques faucons crécerelles, et surtout un aigle royal. En fin de matinée, le soleil arrive, et avec lui une brume de chaleur qui diminue nettement la visibilité.

Vers 14 heures, je quitte Sonia et redescend au village. De là, je suis la ligne de pylônes jusqu’à ce qu’elle récupère la route un peu plus bas. Follow the line… Facile à dire ! Murs de pierres à escalader, jardins en contre-bas, dévers, buissons d’épineux, pierriers… le tout sur un dénivelé de petite montagne. C’est impressionnant de voir où, avec un peu de détermination, nous sommes capables de nous frayer un chemin ! Pas de traces d’oiseaux au pied des pylônes. Plusieurs serpents se glissent entre deux pierres à mon approche. Rassurant de savoir qu’ils ne sont pas venimeux. Sonia me rejoint un peu plus tard sur la route, nous attendons Christian au soleil.

Catégories : Croatie | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Kruna

Nouvelle journée qui démarre par une baignade. La crique découverte l’autre jour est toujours déserte et baignée du soleil matinal. En fin de matinée, j’aide Maja à l’exposition : anglais, allemand, français, croate : nous ne chômons pas !

Après quelques aléas organisationnels, Franz me conduit au poste d’observation de Kruna. Calée sous un olivier, j’installe la longue-vue face à la falaise voisine, occupée par un couple de vautours fauves et leur jeune de l’année. Je passerai là l’après-midi, malgré la pluie que je vois s’avancer dans la baie. Plus sages que moi, les vautours attendent la fin de l’averse pour sortir. Je rentre pour le dîner claquée et trempée, mais heureuse de cette demi-journée en plein air (et eau).

DSCF3725bis.jpg

Catégories : Croatie | Étiquettes : , , , , , , , , | Poster un commentaire

Propulsé par WordPress.com.