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Univers-Sel : du sel de Guérande au riz de Guinée Conakry

Univers-Sel est une association créée en 1989, suite au voyage au Bénin de paludiers guérandais. Le constat : dans ce pays tropical, le sel est récolté par cuisson des saumures sur feu de bois, pratique qui contribue à la déforestation des lagunes côtières. S’engage alors une longue histoire de transfert de compétences, pour adapter les pratiques guérandaises au contexte béninois et former les femmes productrices à la récolte de sel par évaporation solaire. Ce projet est depuis devenu une référence en matière de coopération au développement.

Des actions du même type ont été mises en place en Guinée Conakry depuis 1994. Là-bas, la problématique de la production salicole est similaire à celle rencontrée au Bénin, les mangroves étant en voie de disparition. A cela s’ajoute une problématique de sécurité alimentaire alors que les marais rizicoles existants se dégradent et deviennent inexploitables. Les paludiers impliqués dans l’association vont s’inspirer des techniques de gestion hydraulique employées dans les marais de Guérande afin de les adapter au contexte guinéen et ainsi réhabiliter des domaines rizicoles en friche.

Toutes les infos sur : www.universsel.org

 

Crédit Photos : Univers-Sel

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Quelle trogne !

Trognes, têtards, mais de quoi je parle ? Non, pas de bébés grenouilles. Ni de la tête du voisin. Mais de ces arbres devant lesquels on passe généralement sans prêter attention, plus rarement en jetant un regard amusé sur leurs formes parfois biscornues. Trognes, têtards, émondes, têteaux, ragosses, chapoules… la diversité du vocabulaire qui les désigne illustre bien pourtant l’importance qui a pu leur être accordée dans les campagnes de France et d’ailleurs.

Traditionnellement, ces arbres étaient taillés à hauteur d’homme pour de multiples raisons. Le bois était exploité à la fois comme bois de chauffage par la constitution de fagots ou de charbon, et comme bois d’oeuvre selon les essences (osier, perches pour des charpentes…). Le tout sans épuiser la ressource ! Le terreau produit au coeur de la trogne était également exploité et les feuilles séchées composaient le fourrage hivernal. Bien entendu les fruits aussi étaient consommés. Ces arbres aisément identifiables, chacun réagissant à sa manière aux tailles successives, faisaient aussi office de bornes pour délimiter les terrains. Et la taille à cette hauteur, si elle peut être sportive et accrobatique, présente l’avantage de protéger les jeunes pousses contre les herbivores.

En termes de biodiversité, les trognes sont de véritables mines. Des écosystèmes à part entière s’y développent. De nombreux oiseaux nichent dans les cavités, des insectes bénéficient du terreau… Des plantes, parfois même d’autres arbres, y poussent. Aujourd’hui, la pratique de la taille en têtard est tombée en désuétude, ce qui contribue à la perte de biodiversité dans nos campagnes. Les nouveaux poëles à granulés pourraient néanmoins représenter une nouvelle voie de valorisation de ces arbres paysans.

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Trognes dans les prairies du Fouzon, Loir-et-Cher

Pour en savoir plus, l’ouvrage de D. Mansion : Les Trognes. L’arbre paysan aux mille usages, aux éditions Ouest France.

 

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Retour de l’estive

La transhumance. Un nom évocateur pour une activité traditionnelle toujours pratiquée dans les Pyrénées. Chaque été, les éleveurs conduisent leurs troupeaux de vaches, brebis et chevaux dans les estives. Et chaque automne ils les ramènent dans les vallées. Aujourd’hui des amis redescendent quatre chevaux et deux veaux. Les autres propriétaires qui se partagent les soixante hectares de pâturages d’altitude en font de même. Notre petit groupe part un peu avant le gros du troupeau de bovins. Je prends la tête avec Lune en longe. Le départ se fait à vive allure, les bêtes se communiquant leur excitation. C’est parti pour quatre heures de marche au rythme de nos compagnons quadrupèdes. Ce n’est pas si souvent qu’une randonnée en montagne se fait uniquement dans le sens de la descente ! Quelques minutes après notre départ, les cavaliers de l’autre groupe nous rattrapent. « Tu es cavalière ? Tu veux monter ? » Impossible de refuser une telle offre ! Mais ce dont je ne me doutais pas un instant, c’est que je ferais près de la moitié du trajet à cheval ! Gaïa, jument castillonaise, renâcle d’être retenue le temps que je me mette en selle et de voir les autres chevaux s’éloigner. Je les rejoins rapidement. Bonheur absolu. Après avoir rendu la jument à son propriétaire dont la destination n’est pas exactement la nôtre, je retrouve le plaisir de la marche avec les amis. Nous tentons de motiver les veaux qui commencent à fatiguer. Nous manquons vraisemblablement de conviction ! Fou rire quand ceux-ci se paient visiblement notre tête. Nous arrivons finalement à la ferme et guidons veaux et chevaux chacuns dans leur pré. Belle expérience qu’il me plairait de réitérer. Cet été pour la montée ?

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