Articles tagués : aire protégée

Pyrénées : la Réserve nationale de chasse et de faune sauvage d’Orlu

Je l’ai découverte il y a deux ans sous un beau soleil de septembre. Je cherchais à décompresser après le sprint du rendu de mémoire et de la soutenance de fin d’études. Trois jours de randonnée en solo et de beaux moments au refuge ont donné à cette virée montagnarde des allures de voyage. Puis, lorsque j’ai décidé de revenir me poser en Ariège, l’offre de stage sur le suivi des isards semblait faite pour appuyer cette décision. Depuis j’y reviens de temps à autres, riche des souvenirs de ces deux mois passés à arpenter la réserve.

Et quelques kilomètres en aval, des quadrupèdes à crinière noire ont retenu toute mon attention. Un village, une rivière, un pont de pierre, des prairies où résonnent les cavalcades. Une atmosphère qui m’a dit « arrête-toi ».

Catégories : France, Midi-Pyrénées | Étiquettes : , , , , , , , | Poster un commentaire

Parc national de Retezat

DSCF0323--2-Ce matin nous prenons la route avec Cristian, ce couchsurfer devenu ami, en direction des montagnes du parc national de Retezat. En direction du relief ! Apres un peu plus de trois heures de trajet nous arrivons a Sălaşu de Sus où nous rencontrons Mihai qui met sa cabane située au coeur du parc à disposition de tous les randonneurs et autres nomades passant par là. L’idée est géniale, la réalisation un peu moins quand on découvre l’état de la cabane… Enfin toujours est-il que c’est fort appréciable d’avoir un pied-à-terre gratuit au milieu de la montagne.

DSCF0325Après avoir un peu délesté nos sacs, nous repartons en direction d’un lac que nous n’atteindrons malheureusement pas en raison de l’orage qui se met à menacer. D’autant plus frustrant qu’au final il n’aura fait que menacer, mais cela fait aussi partie de la randonnée en montagne ! Souvenirs d’un autre lac qui ne se laissait pas atteindre, sur les flancs du Monte Cinto… Je découvre avec délices la montagne au printemps, ses milliers de fleurs, grenouilles et autres lézards, ses multitudes de cours d’eau que nous traversons les pieds au sec… jusqu’à ce qu’un passage de gué dérape légèrement. L’avantage, c’est qu’ensuite je peux tous les traverser et m’y amuser sans me poser de questions ! Quitte à avoir les pieds mouillés… En montant encore un peu nous atteignons les premières neiges résiduelles. Mi-eau mi-neige en réalité, mais quel plaisir de marcher dedans !

DSCF0337

Saldanella sp.

DSCF0340--2-

DSCF0349--2-

DSCF0350--2-Le lendemain, après une nuit un peu fraîche (il faut dire que nous sommes à plus de 1000 mètres d’altitude et que je n’ai que mon sac de couchage ultralight), nous redescendons jusqu’au village. J’ai été surprise par ma forme physique, j’avais presque « oublié » que cela fait plus d’un mois que je suis à pied, vélo, cheval, canoé presque deux heures chaque jour. Hier soir j’avais encore l’énergie pour marcher bien trois heures supplémentaires je crois !

DSCF0363--2-Sur la route du retour, nous nous arrêtons à Deva, ville ouvrière de l’époque communiste. Les discussions avec Gabi, Cristian… ont pour moi donné vie à cette période que je ne connaissais que par les livres d’histoire. Echanger avec des personnes qui l’ont connue et vécue la fait sortir de ces livres et la rend plus réelle. Impressionnant comme certains pays ont changé en vingt ans.

Catégories : Roumanie | Étiquettes : , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Lunca Mureşului : semaine 4

DSCF0198--2-Inspiration du weekend : et si le parc pouvait proposer des promenades à cheval ? J’y ai pensé en montant au haras. Seulement le haras est à une petite dizaine de kilomètres du parc, et surtout les chevaux sont loin d’être adaptés pour ce genre d’activité. Je me souviens être passée devant une petite école d’équitation à Zădăreni, sur l’autre rive… J’y retourne donc aujourd’hui en espérant que quelqu’un puisse répondre à mes questions. Une petite heure de vélo aller-retour sous ce chaud soleil devenu estival. Personne… Je retenterai plus tard.

Le soir même, Gabi se rend à Zădăreni et propose de m’accompagner à l’écurie. Pas plus mal d’avoir un interprète ! Seul un employé est présent ; il nous donne le numéro de téléphone des dirigeants. Affaire à suivre…

Aurais-je fait l’erreur de glisser à Gabi que la ţuica que j’ai testée jusqu’à présent est moins forte que le sodabi béninois ? Toujours est-il que je n’ai plus le choix : goûter les trois qu’il a en réserve ! Avec modération certes, mais juste assez pour me réveiller en sursaut à 4 heures du matin en me demandant où je suis… Tout va bien.

 

Retour dans la zone protégée de Zădăreni avec Ovidiu. Cette fois nous parvenons à déterminer le tracé complet du nouveau sentier d’interprétation, Je ne verrai plus jamais un sentier de la même façon maintenant que je commence à avoir un aperçu du travail nécessaire à leur création !

Nous posons au passage deux appareils photos et une caméra devant les terriers découverts la semaine passée, en espérant récupérer quelques images intéressantes…

DSCF0206--2-De Şeitin à Nădlac, je devrais en avoir pour trois bonnes heures de marche sur la digue qui délimite la bordure nord du parc, à répertorier les espèces d’oiseaux observés en chemin. Je me demande si Gabi a déjà suivi ce parcours… parce que ce n’est pas trois mais cinq heures dont j’aurai eu besoin pour couvrir la distance ! Marcher au soleil en ligne quasi droite et sans repères particuliers… les joies de la plaine ! Etrange sensation de marcher sans avancer, dans un décor qui évolue au ralenti. Tout ça pour peu d’oiseaux d’intérêt, hormi un martin-pêcheur, un faucon kobez et quatre pies grièches rose. Qu’importe ! Peu avant Nădlac, une voiture me double et me propose de me déposer en ville. C’est gentil, mais je préfère marcher. Un peu plus loin, je pourrais rejoindre rapidement la nationale depuis laquelle je pourrai rentrer. Mais non, je continue encore un peu, même si les oiseaux ne sont pas de la partie. Jusqu’au bosquet, jusqu’au virage, je repousse le point d’où je vais arrêter. Qu’est-ce qui me pousse à marcher ainsi ? Une énergie qui me soufflerait de continuer encore et encore… Un pas après l’autre. Toujours plus loin. Pensées pour Marion rendue quelque part en Hongrie.

DSCF0214--2-

Je finis par quitter la digue et rejoindre la route pour rentrer en stop. Challenge : quitter Nădlac avant 18 heures, il est 17h50. Une voiture de flics s’arrête à ma hauteur. De unde vine ? De Şeitin, pe jos. Merg la Arad (D’où  tu viens ? De Şeitin, à  pied, je vais à Arad). Regard interloqué. Papiers ? Ah, frantuzuaica ! Ils me reposent la même question en anglais, ma réponse reste la même. J’arrive de Şeitin à pied et je rentre à Arad en stop. Cela est si étrange ? En discutant plus tard avec un ami, je m’apercevrai qu’il y a en fait une bonne vingtaine de kilomètres entre Şeitin et Nădlac… Je tends le pouce, une voiture ne tarde pas à s’arrêter. 17h58, Nădlac est derrière moi. Challenge tenu ! Mon chauffeur connait même un peu de français, son fils habite à Paris. Il propose de me déposer où je souhaite. Je ne sais pas pour quelle raison, sur un coup de tête je lui demande de me laisser en centre ville… ou comment ajouter plus d’une heure et demie de marche supplémentaires.

 

Animaux--2--5175Les deux fouines vont bien, elles ont été installées dans une grande cage dans le garage et commencent à manger de la viande. La question de leur remise en liberté risque d’être problématique, il n’est pas impossible qu’elles se soient trop habituées à l’homme…

Catégories : Roumanie | Étiquettes : , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Lunca Mureşului : semaine 3

DSCF0102bisC’est parti pour une nouvelle aventure animalière : deux fouines orphelines nous ont été amenées au Centre. Elles doivent avoir environ 1 mois, pas plus. Biberon toutes les 4 heures, y compris la nuit pour les premiers temps. Comme je suis la seule à habiter sur place, c’est moi qui m’en charge. Avec plaisir, cela me rappelle mes nombreuses histoires de chats. Je craignais qu’elles ne soient effrayées par les humains, mais elles doivent être encore trop petites pour ça car elles se font vite à leur nouvel environnement. Peut-être trop, cela risque de devenir compliqué pour les relacher dans la nature quand elles en auront l’âge, ce qui serait tout de même la meilleure option.

DSCF0108bisJournée sur le terrain dans la zone protégée de Zădăreni, pour déterminer le tracê et l’implantation des panneaux du nouveau sentier d’interprétation. Facile à dire ! Et même pas si compliqué au début… Mais quand il s’agit de revenir de la berge en faisant une boucle, sans croiser le tracé aller et le tout bien sûr dans une belle forêt (garnie d’orties), les choses se corsent ! Il nous faudra revenir un autre jour pour terminer. Une piste bien nette, probablement de chat sauvage. Un peu plus loin, des terriers que nous suposons être ceux de de blaireaux d’Europe. DSCF0141bisRetour en vélo agrémenté d’une belle glissade dans la boue. L’avantage, c’est qu’elle amortit la chute !

DSCF0110bis Chevaux-6898bisLa super nouvelle de la semaine, c’est que je peux monter à cheval gratuitement et à volonté : je ne vais pas m’en priver ! Enfin ce sera pour les journées sans sortie sur le terrain, parce qu’une grosse heure de vélo aller-retour plus le temps en selle après avoir crapahuté en forêt ou descendu la rivière en canoe… Il s’agit en fait du haras national d’Arad. L’emplacement, ancienne piste d’aviation de l’armée (ici les haras dépendent de l’armée) au milieu d’une zone commerciale, et surtout l’état des bâtiments pourraient laisser présager le pire, mais heureusement les chevaux sont en excellente condition. On me confie Mendoza, étalon lipizzan respectueux et froid (presque trop par rapport aux petits chevaux énergiques auxquels je suis plus habituée). Cheval presque uniquement attelé, pour tracter droit, qui ne connait visiblement pas l’incurvation… Au moins il n’est pas difficile de trouver une piste de travail, mais en un mois je ne m’attends pas à des miracles. J’ai pu partager avec bonheur ma passion avec Gabi et sa fille, et avec Cristian.

Catégories : Roumanie | Étiquettes : , , , , , , , , | Poster un commentaire

Lunca Mureşului : semaine 1

Lundi

Virée en vélo dans la forêt vers la zone de protection intégrale de Zădăreni, emplacement du futur circuit d’interprétation. Le chemin est bien boueux après la pluie d’hier, je m’amuse comme une gamine. Paisible forêt. Plus j’y passe du temps et plus j’apprécie cet endroit. C’est une bonne chose, car les premières impressions n’étaient pas des plus positives. Les arbres bruissent d’oiseaux qui semblent ne jamais se taire. Que j’aimerais les reconnaître à l’oreille ! Un martin-pêcheur passe au raz de l’eau.

Retour au centre, il est 18 heures. Plus personne. Enfermée dehors ! C’est malin, et le premier jour évidemment… Je fais le tour des portes du bâtiment. J’ai heureusement le numéro d’Ovidiu sur un bout de papier au fond d’une poche, puisque pour couronner le tout je n’ai pas mon téléphone avec moi. J’en empreinte un à un promeneur (ou comment se faire connaître du quartier en un rien de temps). Appeler Ovidiu, parti pour la semaine, qui appelle Gabi qui revient m’ouvrir. J’ai l’air fine ! Je me confonds en excuses, il me répond le plus simplement du monde « tu peux m’appeler n’importe quand et pour n’importe quoi ». Et de me demander évidemment quels oiseaux j’ai pu observer sur ma route.

DSCF9963bis

La rivière Mureş et le clocher de Zădăreni

 

DSCF9977bis

Cigogne blanche

Mardi

DSCF9984bis

Hameau de l’Insula Mureş III. Ici, on ne s’embête pas avec les noms de rue. Ou au contraire, peut-être est-ce la même histoire qu’à Pecica, petite ville voisine où Roumains et Hongrois, ne parvenant pas à se mettre d’accord, ont fini par numéroter les rues.

En route pour l’observation des pygargues. Traversée du pont en bois qui mène à l’Insula Mureş III. Quelques habitants de ce hameau vivent ici à l’année. Cigogne dans un champ à la sortie du village. Après une petite heure de vélo entre les champs, j’arrive à mon point d’observation. Pas de pygargue ce matin, mais une buse que je soupçonne de nicher dans un grand frêne sur la rive d’en face. Et hérons, aigrettes et hirondelles de rivage.

 

Mercredi

Prospection de nids d’hirondelles de rivage depuis la rive nord, en face de mon poste d’observation de la veille. A travers la forêt, le vélo ne m’est pas d’une grande utilité, le sentier n’a pas été entretenu depuis un bon moment. Je profite donc de mon passage pour le débroussailler. Après quelques péripéties dans les broussailles (le sentier s’arrête net à la sortie de la forêt) j’arrive enfin sur la berge.

Retour au Centre, tout le monde est parti. Mais cette fois, j’ai la clé !

 

DSCF9997bis

Monastère serbe de Bezdin

Jeudi

Journée complète sur le terrain. Quelques observations intéressantes (busard des roseaux, vanneaux huppés, cigognes, hérons, buses…), mais surtout l’occasion de faire connaissance avec les collègues et de visiter le parc jusqu’à son extrémité ouest. Et pour en ajouter à cette belle journée, le soleil est revenu. Traversée de la Mureş avec le bac de Pecica et route jusqu’à Cenad. Paul, le directeur du parc, est monté sur le toit d’un bâtiment et me nargue pour le panorama dont il profite… jusqu’au moment de redescendre : coincé ! Il faut approcher le pick-up pour lui faire marche-pied. Il prend les choses avec sérénité et amusement. Nous, on s’amuse tout autant ! Did you enjoy my little adventure ? 

En repartant, nous suivons un type rencontré à bord du bac d’Igriş : il a fait creuser un bassin de pêche sportive dans le parc, avec l’autorisation de la direction de l’eau d’Arad… mais sans avoir jamais demandé la permission au parc. Romanian style… Le contexte expliqué par Gabi, le biologiste de l’équipe, m’aide à saisir l’essentiel de la discussion suivante, bien qu’en roumain. Ce gaillard nous invite à boire une bière chez lui, Paul insiste pour lui signaler qu’ils règleront le problème… en restant professionnels.DSCF0016bis

Passage à Pecica. Une légende dit que qui boiera l’eau de la fontaine ne quittera plus jamais Pecica…

Il y a vraiment de beaux endroits dans ce parc, bords de rivière, champs d’iris sauvages, roselières, monastère serbe au milieu de nulle part… une multitude de trésors.

DSCF0027bis

Roms à Pecica

 

Vendredi

Discussion avec Tom, volontaire américain de Peace Corps. Il me parle de ses projets (architecture), me montre ses plans, et la mini-Mureş en 3D commencée dans la cour. Joli projet, en suspends pour manque de fonds. Il n’y a pas qu’en Afrique…

DSCF0034bis

Coronelle lisse qui lézarde au soleil (pas peur Maman, c’est une couleuvre !)

Visite du sentier d’interprétation… dont il ne reste que deux panneaux intacts sur dix, les autres ayant été vandalisés.

Sur le trajet à travers la forêt vers Arad, un petit vieux sur le bord de la piste entame la conversation. Je lui baragouine mes trois mots de roumain, il saisit que je ne parle pas la langue. Raison de plus pour continuer la conversation ! Je devine qu’il a passé du temps en Pologne, et que c’est à force d’entendre qu’il a fini par comprendre le polonais. Du coup il me parle, il me parle… pour que je m’habitue et que je finisse par comprendre le roumain. Quelle attention !

 

 

Catégories : Roumanie | Étiquettes : , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Installation au parc naturel Lunca Mureşului

Ovidiu, chargé de la coordination des volontaires au parc, vient me chercher à la gare. S’en suit un petit déjeuner tardif avant de rejoindre le parc à pied. Je fais connaissance avec l’équipe, notamment Paul le directeur, Gabi le biologiste et Dani l’informaticien qui m’installe internet sur un vieux PC prêté par Ovidiu. Bon contact avec tous. Je prends mes quartiers dans une chambre du centre, à la fois au milieu de la forêt et à seulement quelques kilomètres de la ville d’Arad.

Je suis surprise que tous aient appris le français à l’école. Dani m’explique que les deux seules langues étrangères autorisées (et obligatoires) sous Ceauşescu étaient le français et le russe. L’apprentissage de l’anglais est donc récent (ce qui ne les empêche pas de le parler plus que correctement !). Du français, les Roumains ont notamment gardé l’habitude d’employer « merci » dans le langage familier, au lieu du « mulţumesc » traditionnel.

logo-PNLM

Premier tour sur le terrain vers Nădlac, à deux pas de la frontière hongroise. Ovidiu doit estimer le préjudice causé au parc par quelqu’un qui a coupé plusieurs arbres importants pour dégager un peu d’espace autour de sa cabane… L’objectif est de permettre aux policiers d’établir une amende. Ou comment passer quelques heures en compagnie de la police locale. Cela arrive souvent ? Non, c’est la quatrième fois en six mois. C’est vrai, « souvent », c’est relatif.

La forêt et la rivière sont belles, les environs en revanche me charment un peu moins. Grande plaine agricole qui me rappelle la Beauce, en plus arboré et moins mécanisé quand même. Qu’à cela ne tienne, je sauterai dans un train ou un bus en direction des Carpates lorsque je serai en manque de relief.

Catégories : Roumanie | Étiquettes : , , , , , , | Poster un commentaire

Un p’ti tour en Camargue

DSCF4939

Lever de soleil sur les Marais du Vigueirat

DSCF4946

Sable, sel et salicornes dans les salins de Giraud

Rien de tel pour démarrer deux ans de formation en écologie qu’un weekend d’intégration « nature » : trois jours en Camargue, entre balades et visites (et fiesta, certes…). Au programme : Réserve naturelle des Marais du Vigueirat, salins de Giraud, site du Conservatoire du Littoral de La Palisse et parc ornithologique du Pont de Gau.

cistudes-d-Europe---Vigueirat--Camargue--septembre-2008--4-

Cistudes d’Europe

DSCF5012

Aigrette garzette

Catégories : France, PACA | Étiquettes : , , , , , | Poster un commentaire

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.