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Aller et retour au pays de Sault

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Jour 1 : Léran – vallée de l’Hers – plateau de Sault – Espezel

Nous sommes entre Aude et Ariège, les Pyrénées coiffées de leur chapeau hivernal ponctuent l’horizon. Reliefs ici arrondis, là plus aigus, l’œil habitué reconnaît les montagnes et les nomme une à une. Le dôme blanc légèrement sur notre droite, c’est le plateau de Languerail. Après-demain, après deux jours de chevauchée, nous y serons. Pour le moment, de chemins boisés en bordures de champs nous mettons cap au sud à travers la campagne ariégeoise, sous un soleil presque printanier. Le rythme s’installe, les chevaux se posent. Mes pensées vont et viennent, tantôt captent les sensations de l’instant présent, tantôt vagabondent. De vieux désirs de voyage à cheval refont surface.

Après une journée à monter progressivement, nous débouchons le plateau de Sault, vaste étendue parsemée de neige. Le galop s’impose.

 

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Jour 2 : Espezel – forêt domaniale de la Plaine-Comus – plateau de Languerail – Espezel

Notre deuxième journée se fait en boucle au départ du gîte d’Espezel, à travers la forêt domaniale de la Plaine-Comus. Contrées sauvages à dominance de conifères qui ne sont pas sans me rappeler certains paysages québécois. L’épaisseur de neige nous empêche d’atteindre le sommet du Pas de l’Ours (1517 m), les chevaux enfoncent et progressent péniblement. Nous déjeunons près d’une cabane de l’ONF puis nous rejoignons à travers bois le plateau de Languerail enneigé que nous descendons à pieds avant de se remettre en selle pour un galop apprécié de tous, chevaux comme cavaliers.

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Jour 3 : Espezel – forêt domaniale de Coume Frède-Picaussel – Puivert

Le temps de nourrir les chevaux et de prendre le petit déjeuner, la pluie du réveil s’est transformée en une neige aux flocons lourds et humides qui ne nous lachera pas de la journée. Les voilà, les conditions hivernales ! Nous quittons le plateau de Sault dans les environs de Montplaisir et descendons dans la forêt qui nous abrite un peu. La présence du refuge ONF du Maquis se fait apprécier pour une pause déjeuner au sec avant de repartir sous la neige qui tombe de plus belle. La météo s’adoucit aux abords de Puivert que nous traversons jusqu’au gîte.

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Bichoco, mon compagnon de route

 

Jour 4 : Puivert – lac de Montbel – Léran

De Puivert, nous rejoignons les rives du lac de Montbel où nous déjeunons et arrivons à Léran en milieu d’après-midi sous un ciel nettoyé par le vent.

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Ariège : le tour du Pic du Nérassol

Randonnée automnale à deux pas d’Andorre, autour du Pic de Nérassol en passant par l’étang du Siscar. Mille mètres de montée et retour nocturne. Que la montagne est belle.

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Etang du Siscar

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Nuit tombante sur le Val d’Arques

 

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Ariège : étangs de Roumazet et de la Soucarrane

Une nouvelle journée ensoleillée se lève sur les Pyrénées. La Dyane grimpe lentement mais sûrement la route en lacets qui emmène au-delà du barrage de Labinas.

Un vent vivifiant nous cueille à la sortie de la voiture. L’été joue les prolongations, mais en altitude l’automne profite des heures matinales pour s’imposer peu à peu. Nous longeons la rivière Soulcem que nous remontons avant de déboucher dans une large vallée où paissent les vaches puis empruntons le chemin qui bifurque à l’assaut de la montagne.

Le soleil arrive sur le versant, le vent s’apaise. Silence et splendeur de la montagne. Quelques fleurs, des oiseaux, un ruisseau qui dévale la pente. Levons les yeux en directions des hauteurs : des isards ! Ils évoluent avec aisance sur les rochers, apparaissant et disparaissant au gré du relief, et nous observent à distance.

L’Etang de Roumazet nous offre une pause appréciée, pleine de calme et de soleil. Nous repartons en direction de l’Etang de la Soucarrane à travers un pierrier où nous perdons puis retrouvons alternativement le sentier. Nous passons un bon moment à observer les tritons et grenouilles qui peuplent l’étang puis redescendons tranquillement.

Nous parvenons dans la vallée à proximité d’un troupeau de chevaux de Mérens en liberté et faisons halte pour le pique-nique à côté d’eux. Au moment où nous reprenons la marche, le troupeau se met en mouvement vers l’aval, d’abord doucement puis se lance dans un galop effrené qui résonne dans la vallée et bouscule les vaches qui ruminaient paisiblement. Observer ces chevaux pleins de vitalité dans ce vaste espace m’emplit d’un bonheur indicible.

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Etangs de la Soucarrane

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Etang de Roumazet

 

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Vallée de la Soulcem

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Chevaux de Mérens

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Vallée de la Soulcem

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Ariège : l’étang d’Arbu et le pic des Trois Seigneurs

Le jour se lève tout juste sur les Pyrénées, j’ai déjà commencé à marcher. Le sentier démarre en douceur dans un sous-bois que je ne tarde pas à quitter. Des oiseaux s’envolent à mon approche. Je passe un ruisseau bordé par des ronces couvertes de mûres, j’en ramasse une belle poignée dont je me régalerai ce midi. Un peu plus loin, un autre ruisseau enjambé par un joli pont en pierre. Je passe à gué, y trouvant le cadre plus enchanteur. Le temps semble suspendu, peut-être à cette brume qui s’accroche à la montagne. Le sentier se met à grimper sérieusement avant de s’aplanir aux abords de l’Etang d’Arbu. Le soleil y arrive en même temps que moi. Il est dix heures du matin et je suis seule dans la montagne. Le calme alentours est troublé seulement par les quelques moutons venus s’abreuver à l’étang. Je reprends l’ascension vers le pic que j’atteins après deux nouvelles heures de marche. Juste avant le sommet, un gypaète surgit de derrière un contrefort rocheux et disparaît en silence dans la brume. Il était à une cinquantaine de mètres, à peine ! Je n’en reviens pas de l’avoir vu d’aussi près. Pique-nique au sommet, d’où on peut observer un splendide panorama sur l’Ariège… ainsi que la météo me laisse le constater (ou l’imaginer !). Je continue sur la crête, passant deux autres pics avant d’entreprendre la descente. Juste avant d’arriver, je m’arrête encore pour profiter un peu plus longtemps de cette montagne où le soleil est revenu pour de bon. De cette journée ressourçante à se vider la tête et à s’emplir les yeux.

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Pont de la Ganioule dans le brouillard

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Etang d’Arbu

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Etang d’Arbu

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Colchique (c’est la fin de l’été…)

 

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Munţii Zărandului

Préparatifs pour un weekend de rando enclenché à la dernière minute. Direction les Monts Zarand, premières collines à l’est d’Arad. Hier soir, après une discussion avec Gabi, je me suis retrouvée les bras chargés de cartes, d’une tente et de quelques kilos de cerises. La tente : commençons par la plier correctement, elle a été plus que grossièrement empaquetée, rassemblée en un tas avec les arceaux encore à l’intérieur !

Je me rend en vélo jusqu’à la gare routière, d’où je prends un bus pour Şiria, à une petite demi-heure de route d’Arad. Dans le village, je cherche le début du sentier. Les petits vieux que je croise m’expliquent que c’est compliqué, que le chemin n’est pas balisé, qu’il faut que je reprenne le bus jusqu’à Agriş Mare une quinzaine de kilomètres plus loin. Te pierde ! Te pierde ! C’est ce qu’on va voir ! Combien de fois des locaux m’ont annoncé que c’était loin, long, froid, compliqué… ? Toujours est-il que m’annoncer que c’est impossible ravive, s’il en était besoin, mon envie d’aller voir par moi-même. Essayer. Au pire (mais vraiment au pire), je pourrai toujours faire demi-tour. Ce n’est ni l’Amazonie, ni le Sahara, ni les -40°C du Grand Nord. Alors, c’est parti !

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La légende de ma carte…

J’entame l’ascension vers la forteresse qui surplombe le village et que j’atteinds en une heure de marche. Ça grimpe sec ! Le temps n’incite pas à la sieste ; je repars sur la crête. Paysage de collines. Une balise sur un arbre ! L’une des rares que je verrai en réalité. Pour m’aider, la carte est peu détaillée et les chemins semblent avoir été posés au hasard ; j’en cherche encore le lien avec la réalité. Pour clore le tout, la légende est d’une logique implacable (cf. photo !). Un chemin forestier, balisé à son début, semble aller dans la bonne direction. Je l’emprunte. Pas de bifurcation qui m’emmènerait vers les cabanes où j’avais pensé camper. Au lieu de franchir les collines sur les crêtes, j’en longe une sur ma gauche : je dois donc descendre vers le sud. Qu’à cela ne tienne. Si cela m’amène sur les bords du lac, pourquoi pas ! Jusqu’à ce qu’en fin d’après-midi, le soleil fasse son apparition. Il serait… à l’est ! Ou alors, c’est peut-être plutôt moi qui me dirige vers le nord depuis un bon moment… Difficile de savoir où je suis, mais un chemin forestier qui descend d’un massif, il va bien finir par rejoindre un village. Reste à savoir quand. Vers 19 heures, je commence à repérer des emplacements pour planter la tente, mais j’aimerais un repère pour avoir une idée d’où je suis avant de m’arrêter. Encore un quart d’heure, une demi-heure, au virage suivant… Je sors de la forêt et débouche dans une zone de pâturages. J’entends les bergers et les cloches d’une église. Je grimpe sur la colline où je m’installe pour la nuit dans les herbes hautes, la sortie de la tente face au soleil levant. Demain, en arrivant dans le village en contre-bas, je saurai où je suis !

Rien de tel qu’une nuit sous la tente. Avec la crainte de la forte pluie nocturne néanmoins, j’avais été avertie du peu d’étanchéité de la tente. Problème de tension du double toit. Mais en étant seule, j’ai eu tout le loisir de rester au sec. Lumières du petit matin sur les herbes hautes et les collines environnantes. Je traîne un peu sous la tente en pensant aux deux nouveaux volontaires qui doivent être sur le point d’arriver à Arad. Hâte de les rencontrer. Je rejoins le village en une petite heure de marche, exactement comme je l’avais estimé. Village de Roumanie rurale un dimanche midi. Cum se chyamă aici ? Agriş Mare. Je sais enfin où je suis ! Autobuz ? Nu. Autostopul ? Complicaţi. Eh oui, Roumanie rurale un dimanche midi ! Marcher, je ne suis plus à 10 kilomètres près. Une voiture finit par m’embarquer, 4 kilomètres avant Şiria. 4 kilomètres, en voiture, ce n’est rien. A pied, c’est 1 heure. De Şiria je galère un peu avant de trouver une seconde voiture qui me déposera à Arad. Retour en vélo depuis la gare routière histoire de m’achever pour de bon.

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Parc national de Retezat

DSCF0323--2-Ce matin nous prenons la route avec Cristian, ce couchsurfer devenu ami, en direction des montagnes du parc national de Retezat. En direction du relief ! Apres un peu plus de trois heures de trajet nous arrivons a Sălaşu de Sus où nous rencontrons Mihai qui met sa cabane située au coeur du parc à disposition de tous les randonneurs et autres nomades passant par là. L’idée est géniale, la réalisation un peu moins quand on découvre l’état de la cabane… Enfin toujours est-il que c’est fort appréciable d’avoir un pied-à-terre gratuit au milieu de la montagne.

DSCF0325Après avoir un peu délesté nos sacs, nous repartons en direction d’un lac que nous n’atteindrons malheureusement pas en raison de l’orage qui se met à menacer. D’autant plus frustrant qu’au final il n’aura fait que menacer, mais cela fait aussi partie de la randonnée en montagne ! Souvenirs d’un autre lac qui ne se laissait pas atteindre, sur les flancs du Monte Cinto… Je découvre avec délices la montagne au printemps, ses milliers de fleurs, grenouilles et autres lézards, ses multitudes de cours d’eau que nous traversons les pieds au sec… jusqu’à ce qu’un passage de gué dérape légèrement. L’avantage, c’est qu’ensuite je peux tous les traverser et m’y amuser sans me poser de questions ! Quitte à avoir les pieds mouillés… En montant encore un peu nous atteignons les premières neiges résiduelles. Mi-eau mi-neige en réalité, mais quel plaisir de marcher dedans !

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Saldanella sp.

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DSCF0350--2-Le lendemain, après une nuit un peu fraîche (il faut dire que nous sommes à plus de 1000 mètres d’altitude et que je n’ai que mon sac de couchage ultralight), nous redescendons jusqu’au village. J’ai été surprise par ma forme physique, j’avais presque « oublié » que cela fait plus d’un mois que je suis à pied, vélo, cheval, canoé presque deux heures chaque jour. Hier soir j’avais encore l’énergie pour marcher bien trois heures supplémentaires je crois !

DSCF0363--2-Sur la route du retour, nous nous arrêtons à Deva, ville ouvrière de l’époque communiste. Les discussions avec Gabi, Cristian… ont pour moi donné vie à cette période que je ne connaissais que par les livres d’histoire. Echanger avec des personnes qui l’ont connue et vécue la fait sortir de ces livres et la rend plus réelle. Impressionnant comme certains pays ont changé en vingt ans.

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Lunca Mureşului : semaine 4

DSCF0198--2-Inspiration du weekend : et si le parc pouvait proposer des promenades à cheval ? J’y ai pensé en montant au haras. Seulement le haras est à une petite dizaine de kilomètres du parc, et surtout les chevaux sont loin d’être adaptés pour ce genre d’activité. Je me souviens être passée devant une petite école d’équitation à Zădăreni, sur l’autre rive… J’y retourne donc aujourd’hui en espérant que quelqu’un puisse répondre à mes questions. Une petite heure de vélo aller-retour sous ce chaud soleil devenu estival. Personne… Je retenterai plus tard.

Le soir même, Gabi se rend à Zădăreni et propose de m’accompagner à l’écurie. Pas plus mal d’avoir un interprète ! Seul un employé est présent ; il nous donne le numéro de téléphone des dirigeants. Affaire à suivre…

Aurais-je fait l’erreur de glisser à Gabi que la ţuica que j’ai testée jusqu’à présent est moins forte que le sodabi béninois ? Toujours est-il que je n’ai plus le choix : goûter les trois qu’il a en réserve ! Avec modération certes, mais juste assez pour me réveiller en sursaut à 4 heures du matin en me demandant où je suis… Tout va bien.

 

Retour dans la zone protégée de Zădăreni avec Ovidiu. Cette fois nous parvenons à déterminer le tracé complet du nouveau sentier d’interprétation, Je ne verrai plus jamais un sentier de la même façon maintenant que je commence à avoir un aperçu du travail nécessaire à leur création !

Nous posons au passage deux appareils photos et une caméra devant les terriers découverts la semaine passée, en espérant récupérer quelques images intéressantes…

DSCF0206--2-De Şeitin à Nădlac, je devrais en avoir pour trois bonnes heures de marche sur la digue qui délimite la bordure nord du parc, à répertorier les espèces d’oiseaux observés en chemin. Je me demande si Gabi a déjà suivi ce parcours… parce que ce n’est pas trois mais cinq heures dont j’aurai eu besoin pour couvrir la distance ! Marcher au soleil en ligne quasi droite et sans repères particuliers… les joies de la plaine ! Etrange sensation de marcher sans avancer, dans un décor qui évolue au ralenti. Tout ça pour peu d’oiseaux d’intérêt, hormi un martin-pêcheur, un faucon kobez et quatre pies grièches rose. Qu’importe ! Peu avant Nădlac, une voiture me double et me propose de me déposer en ville. C’est gentil, mais je préfère marcher. Un peu plus loin, je pourrais rejoindre rapidement la nationale depuis laquelle je pourrai rentrer. Mais non, je continue encore un peu, même si les oiseaux ne sont pas de la partie. Jusqu’au bosquet, jusqu’au virage, je repousse le point d’où je vais arrêter. Qu’est-ce qui me pousse à marcher ainsi ? Une énergie qui me soufflerait de continuer encore et encore… Un pas après l’autre. Toujours plus loin. Pensées pour Marion rendue quelque part en Hongrie.

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Je finis par quitter la digue et rejoindre la route pour rentrer en stop. Challenge : quitter Nădlac avant 18 heures, il est 17h50. Une voiture de flics s’arrête à ma hauteur. De unde vine ? De Şeitin, pe jos. Merg la Arad (D’où  tu viens ? De Şeitin, à  pied, je vais à Arad). Regard interloqué. Papiers ? Ah, frantuzuaica ! Ils me reposent la même question en anglais, ma réponse reste la même. J’arrive de Şeitin à pied et je rentre à Arad en stop. Cela est si étrange ? En discutant plus tard avec un ami, je m’apercevrai qu’il y a en fait une bonne vingtaine de kilomètres entre Şeitin et Nădlac… Je tends le pouce, une voiture ne tarde pas à s’arrêter. 17h58, Nădlac est derrière moi. Challenge tenu ! Mon chauffeur connait même un peu de français, son fils habite à Paris. Il propose de me déposer où je souhaite. Je ne sais pas pour quelle raison, sur un coup de tête je lui demande de me laisser en centre ville… ou comment ajouter plus d’une heure et demie de marche supplémentaires.

 

Animaux--2--5175Les deux fouines vont bien, elles ont été installées dans une grande cage dans le garage et commencent à manger de la viande. La question de leur remise en liberté risque d’être problématique, il n’est pas impossible qu’elles se soient trop habituées à l’homme…

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Lunca Mureşului : semaine 2

Semaine plus posée que la précédente car avec plus de journées au bureau.

En début de semaine, des étudiants de six pays européens viennent travailler au parc sur un projet de développement durable. Ça m’aurait plu ! Je peux enfin aider Ovidiu avec ses questionnaires sur la fréquentation du parc, pour une fois que les interlocuteurs ne sont pas Roumains. J’échange notamment avec un étudiant Luxembourgeois qui préfère le français à l’anglais. Après bien quinze minutes de conversation, un de ses copains s’étonne à mon égard : « Mais comment ça se fait que tu parles français ? »…

Nouvelle invitiation à un barbecue. Un tous les deux jours, je veux bien continuer à ce rythme ! Cette fois c’est à l’occasion de l’anniversaire de la fille du directeur.

 

Mercredi, 5h30, debout. Ce qu’on ne ferait pas pour quelques petites bêtes ! En l’occurence, il s’agit des castors qui ont été réintroduits dans la région en 2002. Depuis, la population augmente régulièrement, y compris en plein coeur d’Arad. Avec Gabi, nous partons à leur recherche, en canoe sur la Mureş. Le courant passe vraiment bien avec lui. Nous alternons discussions agréables et moments de calme à l’écoute de la nature. Guêpiers, martin-pêcheurs, hirondelles, faucons, petits gravelots, aigrettes et hérons sont de sortie.

Je retrouve le plaisir de pagayer, dont je n’ai pas perdu les réflexes. La Mureş est large, plate, mais avec un débit important. Régulièrement nous nous rapprochons de la berge où nous observons plusieurs terriers et autres traces du passage des castors. Le soleil commence à chauffer pour de bon, rien à voir avec les 7 degrés du matin. Ces variations extrêmes de température, tout comme la météo maussade à mon arrivée, sont inhabituelles ici à cette saison. Après avoir traversé la ville, nous passons le chantier de l’autoroute censée relier la Mer Noire au reste de l’Europe. Gabi plaisante (jaune) : « peut-être que dans 50 ans ils auront terminé »… Des cables en travers nous obligent à débarquer pour les contourner. Nous enfonçons dans la vase. Miam !

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Aigrette garzette

Nous entrons dans le territoire du parc. Filets de pêche des braconniers un peu partout. Difficile de les prendre sur le fait étant donnée la superficie du parc et le peu de moyens à disposition. Un nid habité ! Un castor ! Il se prend dans un filet posé juste à coté. Il aura sans doute eu la peur de sa vie, mais surtout de la chance qu’on soit présents à ce moment là. Séance sauvetage de castor et séquence émotions. Que j’aime les biologistes quand ils se retrouvent enfin face à l’animal qu’ils cherchent ! Entre excitation, frénésie… et la frustration de ne pas le voir plus près, plus longtemps. Le temps d’une photo. En cet instant Gabi me fait penser à Christian, l’ornithologue avec qui nous travaillions en Croatie.

 

Nouvelle discussion avec Tom. Les discussions avec lui sont bénéfiques car il voit comme moi les petites choses qui mériteraient d’être ajustées. Concernant la signalisation des chemins de rando, par exemple. C’est en effet si clair lorsqu’on a une carte, qu’on entre dans le parc à Arad… et qui plus est quand on connait ! Mais le parc est grand, et quand on y entre à un autre endroit, les informations se font plus discrètes. Nous l’avons constaté avec Marion, les chemins sont très bien balisés, mais sans légende comment connaître la signification de ces balises ? Principal obstacle : le budget, cette fois encore.

Je me sens bien, chez ces Roumains accueillants et curieux. Dimanche encore, un type est sorti de son jardin et est venu jusqu’à moi sur le chemin pour me saluer et me proposer un peu d’eau en me voyant passer à vélo.

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Bondy, le petit âne gris qui traverse l’Europe

Lever matinal. Me voilà partie rejoindre Marion, Française qui était en wwoofing dans les environs de Făgăraş, dans le centre du pays, depuis près d’un an et qui rentre à La Rochelle à pied, avec son âne et son chien.

Une heure de vélo vers Zădăreni, dans l’agréable lumière du petit matin. Je traverse la Mureş sur la passerelle en bois qui mène à l’Insula Mureş III, puis le hameau et je poursuis vers Zădăreni en contournant les champs. J’entre dans ce village dont j’avais aperçu le clocher dès lundi dernier depuis l’autre rive. Je longe le canal qui borde le village, la carte indique qu’il s’interrompt sur tout juste 200 mètres… Saleté de chien ! La plupart aboient férocement en restant à l’écart, mais celui-ci, je ne le sens pas. C’est un chien qui interrompt le sentier. Soit. Je contourne quelques terrains avant de le retrouver, et de déboucher… sur un gué, infranchissable avec le vélo et le sac sur le dos. Marion dans son message m’avait bien parlé d’un pont ! Je le trouve un peu plus loin et arrive enfin sur les bords de la Mureş où Marion avait dressé son campement pour la nuit.

DSCF0062bisJe fais connaissance avec mes équipiers du weekend : Marion, son chien Djinn et son âne Bondy. Nous levons le camp, l’âne prend la tête avec allant ce matin. Avec Marion, nous parlons de la Roumanie, de nos expériences de voyages en tous genres, de souvenirs équestres, de tout et de rien… Vraiment sympa. Pendant ce temps, un pas après l’autre, nous progressons vers l’Ouest. Sur terrain plat, cela se fait sans trop d’efforts. De temps à autre, Bondy bifurque et Marion lui court après pour le remettre sur le chemin. De quoi pimenter un peu le parcours ! Nous faisons halte pour le pique-nique à proximité du bac de Pecica. Nous repartons en suivant la digue qui délimite le parc et sur laquelle passe le E7, sentier de randonnée européen qui emmène jusqu’au Portugal. Enfin théoriquement, car les informations sur son parcours ne sont pas toujours faciles à obtenir. Nous passons par Bezdin où nous profitons du monastère pour reprendre de l’eau. Deux busards et une buse, observés aux mêmes endroits que jeudi. Nous dressons la tente sous les arbres peu avant la fin de la zone forestière. Feu de camp, mămăliga (la polenta roumaine) avec carottes et fromage : bon et roboratif, l’idéal du randonneur. Nuit sous la tente, Djinn couché sur nos pieds. Nous bavardons et rions jusqu’à tard. Sensation d’être en compagnie d’une bonne vieille copine.

DSCF0067bisFinalement, malgré mon peu d’équipement et les températures nocturnes (il y avait du givre dans les champs hier matin), je n’ai pas eu froid de la nuit. Petite pluie du matin. Elle se sera dissipée le temps qu’on lève le camp. Nous reprenons la route, suivant encore la digue vers l’ouest, Bondy toujours devant quoi que plus molisson ce matin. Il traînerait bien à brouter ici ou là. Nous pique-niquons sur le bord du chemin aux environs de Semlac. Une fois Bondy de nouveau chargé, il est temps pour moi de rentrer. J’ai une demi-journée pour effectuer à vélo en sens inverse le chemin que nous avons parcouru depuis hier. Bonne route Marion, peut-être se retrouvera-t-on en Hongrie la semaine prochaine… ou sur les chemins de France en septembre !

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Le monastère serbe de Bezdin

 

Retour sur la digue, à vitesse peu élevée à cause de l’herbe qui me ralentit. Il me faudra au total 4 heures pour rentrer. Autour, c’est la vaste plaine d’Europe centrale qui débute et dont Marion va traverser quelques kilomètres. Fenlac : je traverse le village et récupère la route. Marre de cette digue sur laquelle je n’avance pas. Je retrouve les chemins après Zădăreni pour traverser la rivière. J’arrive au Centre, Olliver m’invite à me joindre au barbecue qu’il prépare avec ses potes. Malgré la fatigue, ça ne se refuse pas !

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Le lac du Salagou

DSCF9446---CopieDeux ans après une première rando au départ de Mourèze, nous revoici à l’assaut du Mont Liausson mais cette fois-ci en partant depuis l’autre versant. Encore une belle balade dans l’arrière-pays héraultais ; elles vont me manquer !

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Le village de Liausson

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Le lac du Salagou

 

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