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Lunca Mureşului : semaine 2

Semaine plus posée que la précédente car avec plus de journées au bureau.

En début de semaine, des étudiants de six pays européens viennent travailler au parc sur un projet de développement durable. Ça m’aurait plu ! Je peux enfin aider Ovidiu avec ses questionnaires sur la fréquentation du parc, pour une fois que les interlocuteurs ne sont pas Roumains. J’échange notamment avec un étudiant Luxembourgeois qui préfère le français à l’anglais. Après bien quinze minutes de conversation, un de ses copains s’étonne à mon égard : « Mais comment ça se fait que tu parles français ? »…

Nouvelle invitiation à un barbecue. Un tous les deux jours, je veux bien continuer à ce rythme ! Cette fois c’est à l’occasion de l’anniversaire de la fille du directeur.

 

Mercredi, 5h30, debout. Ce qu’on ne ferait pas pour quelques petites bêtes ! En l’occurence, il s’agit des castors qui ont été réintroduits dans la région en 2002. Depuis, la population augmente régulièrement, y compris en plein coeur d’Arad. Avec Gabi, nous partons à leur recherche, en canoe sur la Mureş. Le courant passe vraiment bien avec lui. Nous alternons discussions agréables et moments de calme à l’écoute de la nature. Guêpiers, martin-pêcheurs, hirondelles, faucons, petits gravelots, aigrettes et hérons sont de sortie.

Je retrouve le plaisir de pagayer, dont je n’ai pas perdu les réflexes. La Mureş est large, plate, mais avec un débit important. Régulièrement nous nous rapprochons de la berge où nous observons plusieurs terriers et autres traces du passage des castors. Le soleil commence à chauffer pour de bon, rien à voir avec les 7 degrés du matin. Ces variations extrêmes de température, tout comme la météo maussade à mon arrivée, sont inhabituelles ici à cette saison. Après avoir traversé la ville, nous passons le chantier de l’autoroute censée relier la Mer Noire au reste de l’Europe. Gabi plaisante (jaune) : « peut-être que dans 50 ans ils auront terminé »… Des cables en travers nous obligent à débarquer pour les contourner. Nous enfonçons dans la vase. Miam !

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Aigrette garzette

Nous entrons dans le territoire du parc. Filets de pêche des braconniers un peu partout. Difficile de les prendre sur le fait étant donnée la superficie du parc et le peu de moyens à disposition. Un nid habité ! Un castor ! Il se prend dans un filet posé juste à coté. Il aura sans doute eu la peur de sa vie, mais surtout de la chance qu’on soit présents à ce moment là. Séance sauvetage de castor et séquence émotions. Que j’aime les biologistes quand ils se retrouvent enfin face à l’animal qu’ils cherchent ! Entre excitation, frénésie… et la frustration de ne pas le voir plus près, plus longtemps. Le temps d’une photo. En cet instant Gabi me fait penser à Christian, l’ornithologue avec qui nous travaillions en Croatie.

 

Nouvelle discussion avec Tom. Les discussions avec lui sont bénéfiques car il voit comme moi les petites choses qui mériteraient d’être ajustées. Concernant la signalisation des chemins de rando, par exemple. C’est en effet si clair lorsqu’on a une carte, qu’on entre dans le parc à Arad… et qui plus est quand on connait ! Mais le parc est grand, et quand on y entre à un autre endroit, les informations se font plus discrètes. Nous l’avons constaté avec Marion, les chemins sont très bien balisés, mais sans légende comment connaître la signification de ces balises ? Principal obstacle : le budget, cette fois encore.

Je me sens bien, chez ces Roumains accueillants et curieux. Dimanche encore, un type est sorti de son jardin et est venu jusqu’à moi sur le chemin pour me saluer et me proposer un peu d’eau en me voyant passer à vélo.

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Bondy, le petit âne gris qui traverse l’Europe

Lever matinal. Me voilà partie rejoindre Marion, Française qui était en wwoofing dans les environs de Făgăraş, dans le centre du pays, depuis près d’un an et qui rentre à La Rochelle à pied, avec son âne et son chien.

Une heure de vélo vers Zădăreni, dans l’agréable lumière du petit matin. Je traverse la Mureş sur la passerelle en bois qui mène à l’Insula Mureş III, puis le hameau et je poursuis vers Zădăreni en contournant les champs. J’entre dans ce village dont j’avais aperçu le clocher dès lundi dernier depuis l’autre rive. Je longe le canal qui borde le village, la carte indique qu’il s’interrompt sur tout juste 200 mètres… Saleté de chien ! La plupart aboient férocement en restant à l’écart, mais celui-ci, je ne le sens pas. C’est un chien qui interrompt le sentier. Soit. Je contourne quelques terrains avant de le retrouver, et de déboucher… sur un gué, infranchissable avec le vélo et le sac sur le dos. Marion dans son message m’avait bien parlé d’un pont ! Je le trouve un peu plus loin et arrive enfin sur les bords de la Mureş où Marion avait dressé son campement pour la nuit.

DSCF0062bisJe fais connaissance avec mes équipiers du weekend : Marion, son chien Djinn et son âne Bondy. Nous levons le camp, l’âne prend la tête avec allant ce matin. Avec Marion, nous parlons de la Roumanie, de nos expériences de voyages en tous genres, de souvenirs équestres, de tout et de rien… Vraiment sympa. Pendant ce temps, un pas après l’autre, nous progressons vers l’Ouest. Sur terrain plat, cela se fait sans trop d’efforts. De temps à autre, Bondy bifurque et Marion lui court après pour le remettre sur le chemin. De quoi pimenter un peu le parcours ! Nous faisons halte pour le pique-nique à proximité du bac de Pecica. Nous repartons en suivant la digue qui délimite le parc et sur laquelle passe le E7, sentier de randonnée européen qui emmène jusqu’au Portugal. Enfin théoriquement, car les informations sur son parcours ne sont pas toujours faciles à obtenir. Nous passons par Bezdin où nous profitons du monastère pour reprendre de l’eau. Deux busards et une buse, observés aux mêmes endroits que jeudi. Nous dressons la tente sous les arbres peu avant la fin de la zone forestière. Feu de camp, mămăliga (la polenta roumaine) avec carottes et fromage : bon et roboratif, l’idéal du randonneur. Nuit sous la tente, Djinn couché sur nos pieds. Nous bavardons et rions jusqu’à tard. Sensation d’être en compagnie d’une bonne vieille copine.

DSCF0067bisFinalement, malgré mon peu d’équipement et les températures nocturnes (il y avait du givre dans les champs hier matin), je n’ai pas eu froid de la nuit. Petite pluie du matin. Elle se sera dissipée le temps qu’on lève le camp. Nous reprenons la route, suivant encore la digue vers l’ouest, Bondy toujours devant quoi que plus molisson ce matin. Il traînerait bien à brouter ici ou là. Nous pique-niquons sur le bord du chemin aux environs de Semlac. Une fois Bondy de nouveau chargé, il est temps pour moi de rentrer. J’ai une demi-journée pour effectuer à vélo en sens inverse le chemin que nous avons parcouru depuis hier. Bonne route Marion, peut-être se retrouvera-t-on en Hongrie la semaine prochaine… ou sur les chemins de France en septembre !

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Le monastère serbe de Bezdin

 

Retour sur la digue, à vitesse peu élevée à cause de l’herbe qui me ralentit. Il me faudra au total 4 heures pour rentrer. Autour, c’est la vaste plaine d’Europe centrale qui débute et dont Marion va traverser quelques kilomètres. Fenlac : je traverse le village et récupère la route. Marre de cette digue sur laquelle je n’avance pas. Je retrouve les chemins après Zădăreni pour traverser la rivière. J’arrive au Centre, Olliver m’invite à me joindre au barbecue qu’il prépare avec ses potes. Malgré la fatigue, ça ne se refuse pas !

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Bucureşti

Je quitte Oana-Roua sur le chemin de son travail, et je prends la direction de la Gara de Nord où je réussi, entre bribes de roumain et langage des signes improvisé, à réserver un billet pour Arad et à confier mon sac à la consigne. Je suis ainsi plus libre pour vadrouiller dans la ville.

Avenue rectiligne, immeubles de béton à l’architecture singulière et petits vieux sur les bancs. Je trouve un côté désuet dans le Bulevardul Unirii qui conduit au Palatul Parlementului (Palais du Parlement). Un peu comme si le temps s’était figé vingt ans plus tôt. Et à chaque coin de rue, des kiosques, marchants de fleurs.

Le Palatul Parlamentului ou le délire de Ceauşescu (qui pourtant n’en aura pas vu la fin du chantier). Il s’agirait en effet du deuxième plus grand bâtiment du monde après le Pentagone. Je n’en ai pas visité l’intérieur mais tout semble taillé dans la démesure : entre autres, des salles de 19 mètres de plafond et un tapis de 4 tonnes ! Il héberge aujourd’hui le Parlement roumain, le Sénat et la Cour constitutionnelle.

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Le Palais du Parlement ou la démesure

DSCF9915Je poursuis vers les quelques rues piétonnes du coeur historique, où je reste un moment. Coeur certes restreint en superficie, mais agréable et qui mériterait d’être étendu.

Je retrouve la même impression de désuetude au Parcul Cişmigiu où je passe la fin de l’après-midi. Allées bien rangées, bassin artificiel et les mêmes petits vieux sur les bancs dignes de clichés d’antan. Le tout à l’ombre (ou l’abri de la pluie) de grands frênes, chênes, marroniers en fleurs. Je me fais inviter à boire un thé à la buvette du parc par Marian, ingénieur hydroélectricien. Il ne parle pas un mot d’anglais, mais nous parvenons à échanger, entre ce que je devine de ce qu’il dit et les quelques mots appris dans l’avion.

Retour à la gare attendre le départ du train pour Arad. Envie de me poser et de me mettre au chaud, je n’ai plus l’habitude d’être sous les 20°C ! Encore un Roumain qui engage la conversation, et qui me prend pour une Espagnole. J’ai encore dû glisser un « un poco » ou un « como dice » ici ou là. Suite en anglais, c’est plus aisé pour une vraie conversation. La question des Roms semble au moins aussi problématique ici que chez nous. Mon nouvel interlocuteur blague « Sarkozy leur rend service, il leur fait économiser 300€ pour rentrer au pays ». Et l’évolution du pays depuis la chute du régime ? Avant, les gens étaient égaux. Aujourd’hui, il y a quelques riches qui achètent grandes maisons et grosses voitures, et les autres. Pour 70% de la population, la vie était plus facile avant. Maintenant c’est devenu difficile d’obtenir un prêt et d’être propriétaire de son logement. Mais avant c’était fermé. Aujourd’hui on peut voyager (mon interlocuteur est chauffeur routier).

C’est ainsi qu’après une journée en Roumanie je découvre un pays tiraillé entre des souvenirs contrastés du passé soviétique et un avenir tourné vers l’Europe occidentale, non moins partagé entre craintes et espoirs. C’est l’Europe, mais c’est aussi l’Est, et un peu le Sud.

Cette gare avec ses Minimarkets surchargés de sachets de chips et autres boîtes de cola me fait justement penser à un certain t  erminal… de Guayaquil.

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Retour sur le 4ème Festival « Partir Autrement »

L’association Aventure au Bout du Monde (ABM) organisait ce weekend le quatrième Festival « Partir Autrement ». 
Un festival riche en conférences, projections, échanges… qui nous ont emmenés vers d’autres façons de voyager, d’autres destinations… Vers des voyages qui prennent le temps, dans le respect des hôtes et de leur environnement culturel et naturel. A visée tantôt personnelle, tantôt plus médiatique et pédagogique. Seul bémol : la (trop) faible présence de l’Afrique… même des voyages « autrement » elle est encore trop absente. 

Voici quelques coups de coeur (nombreux !) que je retiens de ce weekend dont je ressors un peu déboussolée, la tête dans les nuages – ou plutôt en partance incontrôllée pour des contrées nomades. Avec l’envie une fois de plus ravivée de boucler mon sac, parce que le plus dur est toujours de faire le premier pas.

Avenir Climat
Norvège, Togo, Roumanie… De l’Europe à l’Afrique de l’Ouest, Benoît Kubiak est parti à la recherche de témoignages des risques liés aux changements climatiques et d’alternatives mises en oeuvre pour faire face à la sur-consommation énergétique et matérielle. Il en revient avec une série de reportages à portée pédagogique, qu’il présente dans des collectivités locales ayant entamé une démarche d’Agenda 21.

Cavalier des steppes
Un voyage parmi ceux qui m’inspirent le plus. Et pour cause : Nicolas Ducret a traversé l’Asie Centrale à cheval, du nord du 311x500_chargement_9782913955844Kazakhstan jusqu’à Kaboul. Un diaporama agrémenté de son récit oral nous emmène par-delà les steppes dans ces pays de peuples cavaliers. 
Son livre Cavalier des steppes à peine entamé, je me régale déjà et je sens que mon sommeil risque d’en pâtir quelques peu dans les jours qui viennent !

Un autre voyage à cheval au long cours, pour lequel je n’ai malheureusement pas pu assister à la projection : la Patagonie à cheval par Fanny Hubinet.

Itinéraires bis
Anne-Gaëlle Perrot et Cédric Duval ont voyagé pendant six mois en Amérique latine et en Asie du Sud-Est à la rencontre d’initiatives de tourisme durable, communautaire, écologique… 

Traversée de l’Himalaya
Après Alexandre Poussin et Sylvain Tesson, une autre traversée de l’Himalaya à pied, si ce n’est en intégralité du moins en grande partie (3 000 km). Celle de deux françaises parties à la rencontre des femmes de l’Himalaya, de la Kirghizie au Népal, en passant par la Chine, le Pakistan et l’Inde. 

America, la légende de l’Ouest
Remonter le Missouri puis traverser les Rocheuses pour rejoindre le Pacifique, telle était la mission de Lewis et Clark en 1804, après que Napoléon ait vendu la Louisiane aux Anglais. Deux siècles plus tard, Laurent Granier, Megan Son et Philippe Lansac remontent à leur tour le Missouri sur les traces de cette expédition fondatrice des Etats-Unis. Ils nous relatent leur aventure au travers d’un film de qualité et gorgé d’humour.

Voyager mieux avec moins
Pari de potes de lycée : partir. Pari tenu ! Partir avec trois fois rien, si ce n’est beaucoup d’énergie, de l’optimisme et la bonne étoile du voyageur. Partir à l’arrache, en stop, vers l’Afrique. Se retrouver à embarquer sur un bateau à Gibraltar… direction les Antilles ! Et continuer, de coup de tête en inspiration du moment, à travers les Caraïbes, l’Amérique centrale et l’Amérique du Nord. 
Un récit vivant, dynamique, drôle, présenté avec une réelle qualité narrative et agrémenté de photos et de vidéos. Sans compter l’accompagnement à la guitare. De Ice Free, rasta-man des Grenadines, à « l’avion-stop » sur le tarmac de l’ouest américain : nous partons avec eux, Nans et Guillaume.

Pour la petite histoire, je suis d’ailleurs tellement partie, suite à cette journée sous le signe du voyage qu’il m’aura fallu deux erreurs d’orientation dans le métro avant d’arriver à l’appart !

Des crêtes ardennaises à la cordillère des Andes
Dernier récit filmé – coup de coeur pour le weekend, celui de Fabien Ledecq et Marie Blerot qui ont traversé les Andes à vélo du nord-ouest argentin à Quito. Avec une préparation minimaliste.
J’ai particulièrement apprécié d’y retrouver quelques images des hautes vallées d’Equateur, l’Azuay sous le brouillard… Pensées à eux qui ont sillonné à vélo la route qui mène de Cuenca à Quito, route qui, pour l’avoir partiellement parcourue en bus, est TRES loin d’être adaptée pour des cyclistes !

Sur ce, j’aurais envie de reprendre la conclusion/interrogation de Nans et Guillaume :

Pourquoi ne pas partir maintenant ?

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Do viđenja Hrvatska

Jour du départ. Déjà. Je n’ai véritablement pas vu passer le mois à Beli. Nous sommes cinq à quitter le centre ce matin ; Quentin nous emmène à Cres. Nous avons juste le temps de partager un café en terrasse avec notre cuisto préféré avant qu’il ne reparte à ses occupations. Traversée pour Rijeka ; nous disons au revoir à Jessica, que je n’hésiterai pas à contacter le jour où je serai de passage à Londres… ou à Cape Town ! Nous nous retrouvons donc entre frenchies, Julie, Christelle et moi, à partager un resto croate et une énorme glace en terrasse avant de nous séparer. Discutons de cette belle expérience qui s’achève, des rencontres qu’elle nous a offertes. Bizarre d’être soudain au milieu de tout ce monde, dans tout ce bruit, étouffées par tous ces bâtiments. Quitter les deux sœurs ; émouvant.

À la gare routière, une petite mamie s’empresse de m’indiquer le bon quai, et m’ordonne presque de poser mon sac, avant de faire le coup à un routard australien. Do viđenja Hrvatska ! J’appréhendais un peu de reprendre la route. Difficulté à quitter Beli ? Envie de me poser ? Crainte de l’inconnu inhérent à tout voyage ? Une fois partie, je retrouve l’énergie qui me fait avancer. Le plus dur est bel et bien d’enfiler son sac à dos et de faire le premier pas. Le reste suit. Frontière slovène. Frontière italienne. Trieste. Je retrouve l’Australien à la sortie du bus, nous ferons la suite du voyage ensemble. Deux heures de train jusqu’à Venise.

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En route vers la Croatie !

Nouveau départ. Après une courte – et bien agréable – semaine en France, me re-voici déjà sur la route. Le train a quitté la gare à 5h30 ce matin après quelques déboires techniques qui nous valent du retard et un changement de TGV à Massy. Mais à cette heure matinale, tous semblent de bonne humeur et prennent l’évènement avec légèreté ; mon voisin marchande auprès du contrôleur un café gratuit. Traversée de la France, prés et forêts verdoyants sous ciel gris fer. À peine arrivée et déjà repartie. Peut-être est-ce un remède anti-déprime d’après Québec. Québec que j’aime tant, Québécois que j’aime trop… Repartir illico m’oblige à penser au jour le jour. Lyon. Le bus. Nous passons par Grenoble, traversons les Alpes jusqu’à la frontière italienne. Ma voisine, croate, me traduit les quelques instructions du conducteur. La route se poursuit, j’entame ma nuit.

En étant plus à l’est, je retrouve un soleil plus matinal : 4h30, les premières lueurs de l’aube pointent déjà. Je me réveille en Slovénie. Belle campagne verdoyante et vallonnée, maisons aux toits rouges. Frontière croate, frontière de l’UE. Les douaniers s’activent. Zagreb, 6 heures. Changement de bus. Je discute avec deux Australiennes en vacances, puis flashe sur le passeport de mon voisin : Canadien ! Villages de type méditerranéen (ou devrais-je dire, adriatique), montagnes boisées et baignées de soleil. Il fait chaud. Rijeka s’étend des hauteurs jusqu’au bord de mer. Toits de tuiles, façades claires, Adriatique bleue et limpide, forêt environnante, vêtements aux couleurs estivales et chatoyantes. Une heure de traversée jusqu’à Cres, l’Adriatique est d’huile. Je n’en verrai pas grand chose cependant, je n’ai pas le temps de m’asseoir que je dors déjà ! Cres : île couverte de forêt plongeant dans le bleu de la mer. Du moins pour sa partie nord. C’est Lana qui vient me chercher, nous arrivons à Beli après une bonne vingtaine de minutes sur une belle petite route sinueuse. Forêt, mer, relief, moutons blancs et noirs. Je fais la connaissance des membres de l’équipe et des trois volontaires présents au centre, Franz et Marin, Quentin, Sonia et Michelle.

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