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Lunca Mureşului : semaine 7

DSCF0511---CopieAvec les deux volontaires qui viennent d’arriver au parc, tout de suite le courant est passé. Branchés écologie, plein air, voyages, ouverts sur le monde et curieux, avec une énergie et une agilité déconcertantes. J’avais hâte d’avoir de la compagnie au parc, j’en viens à regretter de ne partager que dix jours avec eux. Passons de super moments ensemble, leur enthousiasme est véritablement communicatif. Les soirées s’allongent… et s’arrosent un peu.

Virée dans la zone protégée de Zădăreni avec Clément et Théo, première prise de contact pour eux avec ce sentier sur lequel ils vont travailler pendant le mois qui vient. Nous posons à nouveau les caméras, déjà curieux de savoir quelles surprises elles nous réserveront lorsque nous les récupérerons.

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Les fouines que nous avons recueillies ont bien grandi et jouent comme des petits chats !

 

 

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Premier weekend au parc naturel Lunca Mureşului

DSCF9944En ce weekend de 1er mai, le parc est particulièrement fréquenté. Il faut croire que tout Arad s’y est donné rendez-vous. Camping et barbecue, chaque voiture avec la sono à fond bien entendu. Dans ce contexte et sous la grisaille et la pluie qui arrivent le samedi en fin de journée, difficile d’accrocher d’emblée avec un endroit qui se voudrait paisible.

Les variations de température entre le jour et la nuit, entre le soleil et la pluie, sont assez marquées. Quelques heures plus tôt, je profitais en effet d’un chaud soleil sur la terrasse. Premier tour en vélo avec deux volontaires du coin qui distribuent un questionnaire dont l’objectif est d’analyser la fréquentation touristique du parc. Je ne suis pas d’un grand secours car tous nos interlocuteurs sont Roumains, mais connaissant le contenu je devine grosso modo les conversations.

Suite de l’après-midi avec Ovidiu et deux gendarmes pour une patrouille en voiture dans les zones les plus fréquentées. Ça ne rigole pas : 1500$ l’amende pour entrer dans la forêt en voiture, somme exorbitante pour bon nombre de Roumains. En réalité les quelques personnes que nous délogeons y échappent. En revanche, pour les détritus laissés un peu partout, c’est une autre histoire. Il y a du boulot avant que tous ramassent leurs poubelles en quittant les lieux. Néanmoins les choses semblent s’améliorer peu à peu.

Je m’aperçois que le parc est plus grand que je ne l’imaginais. Crée en 2005, il s’étend tout en longueur, sur près de 90 kilomètres autour de la rivière Mureş jusqu’à la frontière hongroise. Il est couvert pour moitié d’une belle forêt de hêtres, chênes, et peupliers en bordure de rivière, dont la gestion est assurée par Romsilva, équivalent roumain de l’ONF. La Mureş est la rivière la plus importante de Roumanie. Après 700 kilomètres elle se jette en Hongrie dans la Tisza, elle-même affluent du Danube dont l’estuaire se trouve… en Roumanie.

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Dimanche tranquille type « dimanche pluvieux ». Agrémenté du traditionnel barbecue du 1er mai, l’occasion d’un repas avec tous les collègues. Curieuse sensation que d’être à cette tablée dont je ne comprends capte rien, si ce n’est quelques mots ici et là.

Excellente soirée en ville avec Cristian, couchsurfer d’Arad qui m’a contactée en me voyant dans les environs. Encore un jeune Roumain qui veut quitter le pays et faire sa vie ailleurs. Pourquoi pas en France. Super contact, et un weekend dans les Monts Apuşeni semble se dessiner pour les prochaines semaines…Couchsurfing is an amazing network.

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Installation au parc naturel Lunca Mureşului

Ovidiu, chargé de la coordination des volontaires au parc, vient me chercher à la gare. S’en suit un petit déjeuner tardif avant de rejoindre le parc à pied. Je fais connaissance avec l’équipe, notamment Paul le directeur, Gabi le biologiste et Dani l’informaticien qui m’installe internet sur un vieux PC prêté par Ovidiu. Bon contact avec tous. Je prends mes quartiers dans une chambre du centre, à la fois au milieu de la forêt et à seulement quelques kilomètres de la ville d’Arad.

Je suis surprise que tous aient appris le français à l’école. Dani m’explique que les deux seules langues étrangères autorisées (et obligatoires) sous Ceauşescu étaient le français et le russe. L’apprentissage de l’anglais est donc récent (ce qui ne les empêche pas de le parler plus que correctement !). Du français, les Roumains ont notamment gardé l’habitude d’employer « merci » dans le langage familier, au lieu du « mulţumesc » traditionnel.

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Premier tour sur le terrain vers Nădlac, à deux pas de la frontière hongroise. Ovidiu doit estimer le préjudice causé au parc par quelqu’un qui a coupé plusieurs arbres importants pour dégager un peu d’espace autour de sa cabane… L’objectif est de permettre aux policiers d’établir une amende. Ou comment passer quelques heures en compagnie de la police locale. Cela arrive souvent ? Non, c’est la quatrième fois en six mois. C’est vrai, « souvent », c’est relatif.

La forêt et la rivière sont belles, les environs en revanche me charment un peu moins. Grande plaine agricole qui me rappelle la Beauce, en plus arboré et moins mécanisé quand même. Qu’à cela ne tienne, je sauterai dans un train ou un bus en direction des Carpates lorsque je serai en manque de relief.

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Archelon, société grecque de protection des tortues marines

J’avais écrit cet article relatif à mon expérience d’écovolontaire au sein de l’association Archelon à l’occasion d’une initiation aux outils de communication sur internet. Autant qu’il soit publié quelque part…

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Tortue Caouanne dans la baie de Laganas, parc national marin grec de Zakynthos

La tortue Caouanne Caretta caretta est l’une des sept espèces de tortues marines, et l’une des trois présentes en Méditerranée avec la tortue verte Chelonia mydas et la tortue luth Dermochelys coriacea. Les plages grecques constituent le principal lieu de ponte de cette tortue considérée En danger selon l’IUCN.

Les tortues marines adultes ont très peu de prédateurs naturels, ce sont les oeufs et les jeunes qui sont vulnérables face aux chiens et renards qui déterrent les nids, aux goélands et à certains poissons le temps que leur carapace durcisse. Mais ce qui pèse vraiment sur la survie de l’espèce, ce sont les menaces induites par les activités humaines : pêche intentionnelle ou accidentelle, dégradation des plages de ponte qui sont également fortement prisées des touristes, pollution.

L’association Archelon a été fondée en 1983 dans le but d’étudier et protéger les tortues marines de Grèce et leur habitat. Grâce au travail de l’association, le Parc national marin grec a été créé par décret présidentiel en 1999 dans la baie de Laganas, sur l’île de Zakynthos. Cette baie et ses cinq kilomètres de plage de sable abritent à elles seules chaque année plus d’un millier de nids. Archelon travaille désormais également sur les plages du sud du Péloponnèse (Kyparissia, Koroni et Lakonikos) et en Crète (Rethymno, Chania et Messara). Le centre de soins ouvert à proximité d’Athènes en 1994 recueille les tortues blessées dans le but de les relacher par la suite.

L’association fonctionne essentiellement grâce aux volontaires qui viennent chaque année travailler sur les plages du ponte ou au centre de soins. Le travail des volontaires sur le terrain est partagé entre des actions de sensibilisation (présentations dans des hôtels, discussions à bord des bateaux de tourisme, patrouilles sur les plages) et le travail avec les tortues proprement dit. Pendant la saison de ponte de mai à fin juillet, il s’agit de suivre les tortues qui viennent pondre sur la plage pendant la nuit, de les baguer et les mesurer, et de localiser précisément le nid. Si celui-ci est dans un passage fréquenté et risque d’être piétiner, une « cage » est posée dessus afin de le signaler et le protéger. Lorsque les oeufs éclosent, de fin juillet à fin septembre, les volontaires patrouillent sur la plage et surveillent les éclosions, demandant aux touristes de rester à distance. En fin de saison, chaque nid est contrôlé afin de compter la proportion d’oeufs à avoir éclos.

L’important travail effectué par Archelon permet en outre d’acquérir de meilleures connaissances concernant la population de tortues Caouanne de Méditerranée.

Pour plus d’infos : www.archelon.gr/en (en anglais)

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