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Incursion à la découverte de l’Amazonie

7 heures. J’attends Alexandra, la guide rencontrée hier, devant son agence. A la minute où je suis entrée dans son bureau en quête d’informations, le courant est passé. Contact jovial. Je sens que cette journée va me plaire…

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Cheval de bât dans la communauté Shuar de Nueva Esperanza

Le bus censé nous emmener dans la communauté Shuar d’où commence l’excursion ne vient pas ; nous prenons un taxi qui se transforme vite en taxi collectif. Après une demi-heure de route, nous voici à l’entrée de la communauté Shuar de Nueva Esperanza. Atmosphère où je me sens bien : mode de vie rural, végétation alentours, enfants rieurs… J’aime. Nous voici invitées pour le petit déjeuner chez le frère d’Alexandra… j’ai déjà pris le mien, mais ça ne se refuse pas. Réminiscences africaines ? Pas loin.

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Des vertes, et mûres !

Nous entamons la marche dans la forêt qui borde le village, jusqu’à atteindre la rive du rio Yuquipa que nous traversons en pirogue.

DSCF9049Sur l’autre rive, 30 hectares de forêt primaire protégée. Explosion de végétation. Nous marchons encore un peu dans ce décor grandiose qui me fait comprendre la passion de certains pour les forêts tropicales, avant d’arriver dans une clairière en bordure du rio.

Bienvenue dans la casa Shuar traditionnelle ! Bois, palme et terre battue. Et quelle fraîcheur à l’intérieur, quand dehors la température doit dépasser les 30°C ! Ciel bleu, soleil, chaleur… Nature époustouflante et calme si reposant. Perturbé seulement par le chant des oiseaux et par les rares avions qui survolent la forêt en direction des communautés les plus reculées, au-delà de la Cordillère du Cutucú. Tellement ressourçant !

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Casa Shuar traditionnelle

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DSCF9027Poursuivons par une balade sur le thème des plantes comestibles et médicinales : sujet inépuisable dans une telle forêt ! Goûtons des fruits en tout genre dont je ne retiens pas les noms qu’Alexandra me donne en langue Shuar. J’ai un faible pour cette cousine de la canne à sucre qui produit une eau citronnée et sucrée : limonade en tige !

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Forêt primaire

Retour à la cabane où nous nous régalons d’un repas traditionnel : poulet, manioc, plantain… et surtout coeurs de palmier frais !

Le frère d’Alexandra nous rejoint pour une virée en pirogue sur le rio Yuquipa. Je suis aux anges. La confluence des rios Yuquipa et Chictimi forme une petite île de graviers où nous nous arrêtons le temps d’une baignade. Je crois rêver : je nage dans une rivière d’Amazonie ! Cela semble presque irréel.

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Un enfant Shuar joue dans le rio Yuquipa.

Retour sur la terre ferme pour grimper la colline. D’en haut, superbe vue sur les forêt environnante. Océan de verdure.

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Barrant l’horizon, la cordillère du Cutucú

Nous rentrons vers la communauté, puis à Macas toujours en taxi collectif. Yuminsame Alexandra, pour cette journée inoubliable, l’une des meilleures de mes 6 mois passés en Equateur.

Cette expérience a donné lieu à un article publié dans le n°141 de Globe-Trotter Magazine, le magazine de l’association Aventure du Bout du Monde.

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Tanongou et le Parc national de la Pendjari

Le second village, Tanongou, est aux portes du Parc National de la Pendjari, où j’ai eu l’opportunité d’aller deux fois, profitant d’une place vacantes lors de sorties organisées pour des touristes. Je n’ai pas eu la chance de voir les lions, mais j’ai tout de même pu observer éléphants, hippopotames, crocodiles, phacochères, une multitude d’antilopes… sans parler de la myriade d’oiseaux multicolores.

Tanongou, c’est aussi une belle cascade qui apporte de la fraîcheur et une végétation luxuriante autour. J’étais hébergée chez l’habitant, et Abiba, la chef de famille, est vite devenue ma « petite maman ». Contacts magiques aussi avec les enfants, et avec quelques Sénégalais qui ont constitué une petite communauté à laquelle on ne s’attendrait pas dans ce village perdu au nord du Bénin…

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Koussoukoingou, la perle de l’Atakora

Après un moi passé dans les villages du nord-ouest Bénin, me voici de retour pour quelques jours à Cotonou. Un mois dans deux villages de brousse, au contact de populations d’une grande gentillesse et toujours aussi accueillantes, au coeur de la nature ouest-africaine. A chaque village, c’est une nouvelle ethnie, avec une nouvelle langue, de nouvelles coutumes… une nouvelle culture. Bénin, petit pays si diversifié ! Un mois sans électricité, eau courant ou réseau téléphonique, au rythme des danses et des cérémonies nombreuses en cette fin de saison sèche où les travaux des champs offrent un peu de répit aux villageois. Retour aux essentiels… par une température flirtant régulièrement avec les 40°C.

Le premier village, c’était Koussoukoingou, pays des fabuleuses tatas Somba, des habitations traditionnelles faites en terre, véritables mini-forteresses familiales où chaque détail est réfléchi et organisé, et où l’essentiel de la vie se déroule sur le toit-terrasse. Sur les plateaux de la chaîne de l’Atakora, à environ 500 m d’altitude, les nuits offraient un peu de fraîcheur bien appréciable. J’ai rencontré sur place un collègue avec qui il a été très agréable de travailler, le genre de bonhomme qui porte avec force le développement de son village. Paysage de champs de sorgho dorés par la sécheresse, parsemés de baobabs et d’irokos majestueux.

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Possotomé et le lac Ahémé

Voici aujourd’hui trois semaines que je suis arrivée au Bénin. Deux jours au bureau, et j’étais déjà partie sur mon premier site de travail : le lac Ahémé, où j’ai passé quinze jours. Premier contact avec l’Afrique rurale qui ne me donne qu’une envie : repartir au plus vite vers de nouveaux sites. Villageois extraordinairement accueillants et prévenants, paysages de brousse en rouge et vert sur fond de végétation tropicale (manguiers, bananiers, baobabs et champs de manioc), siestes sous les cocotiers, trajets en moto sur les pistes de sable, enfants hilares devant l’appareil photo et qui crient « Yovo ! Yovo! » quand nous passons… Je me suis gorgée de fruits (coco, ananas, jus de baobab) et de poissons fraîchement pêchés dans le lac. Il fait chaud-humide (autour de 30°C en permanence), mais je me suis vite acclimatée. Que souhaiter de plus ?

Et même si tout ça ressemble fortement à des vacances, je n’en oublie pas la mission pour laquelle je suis là : récolter toutes les informations concernant les projets d’écotourisme gérés par l’ONG Eco-Bénin, chose que je pense avoir réussi à faire plus que correctement à Possotomé. Je m’entends à merveille avec mon maître de stage, dynamique et professionnel, ainsi qu’avec tous mes collègues.

Je n’ai pas assez de temps pour rédiger régulièrement des articles sur ce stage-voyage au Bénin, comme j’avais l’habitude de le faire au Québec. Voici tout de même les premières photos tant attendues, des deux semaines passées à Possotomé et sur les bords du lac Ahémé.

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