Articles tagués : canoë

Dernier weekend à Arad

DSCF0528---Copie

Cigogne blanche

Samedi, fin d’après-midi. Je me décide à aller photographier les nids de cigognes à Zădăreni. Je prends avec la moi la tente et de quoi
camper, on ne sait jamais quelle idée pourrait me passer par la tête en longeant la Mureş. A Zădăreni, je passe devant l’école d’équitation. Anton et sa femme sont là, c’est l’heure de l’apéro. Je me joins à eux avant de reprendre mon vélo. Je rejoins la rivière et trouve un endroit propice pour la nuit, non loin de là où Marion avait planté sa tente début mai. Je m’apprête à pique-niquer, partagée par l’existentielle question « tente ou belle étoile ? », lorsque je reçois un message de Gabi : virée en canoë demain, départ vers 5-6 heures du matin. Changement de programme ! J’enfourche à nouveau mon vélo et rentre au centre dans la lumière du crépuscule. Plein d’oiseaux, hirondelles, guêpiers, hérons, cigognes et même un couple de buses à quelques dizaines de mètres. Des grenouilles, et Monsieur Hérisson rencontré au milieu d’un champ de blé. Finalement je ne serai même pas rentrée dans le village de Zădăreni.

Dans la journée, nous sommes passés en vélo dans le hameau Rom situé entre la forêt et l’entrée d’Arad. Etonnant (ou pas) comme ces maisons de bois aux toits de tôles et ces rues ensablées me font penser au Bénin. Le sable n’est pas rouge, certes. Etonnant aussi (ou pas) comme je m’y sens bien. Aucune agressivité digne des histoires que j’ai pu entendre, mais des regards curieux et des sourires. Peut-être apprécient-ils simplement qu’on leur porte un peu d’intérêt sans préjugés ?

DSCF0547---Copie

Crépuscule sur la Mureş

DSCF0582---Copie

Calopteryx

5 heures, après une très courte nuit je suis prête à partir. Nous chargeons le canoë sur la voiture et partons avec Gabi en amont d’Arad, entre Păuliş et Lipova. Première mise à l’eau de la journée, un rapide aller-retour jusqu’à une berge habitée par des castors. Gabi me regarde : « tu sais à quoi je pense ? » Réponse : « A aller et revenir à contre-courant ? Ben oui ! » Bien sûr. Rien de bien compliqué à pagayer quelques centaines de mètres contre le courant. Suite de la matinée à faire la sieste sur la berge. Ok, mais moi je veux pagayer sur la Mureş ! Angela et des amis nous rejoignent, Gabi et moi repartons (enfin !) avec le canoë vers l’amont. Pas facile de trouver un accès à la rivière, nous portons le canoë sur un chemin qui semble longer la Mureş sans jamais la rejoindre. Nous perdons patience et décidons de couper à travers les broussailles. Enfin sur l’eau ! La rivière est plus sauvage ici qu’en aval d’Arad, entourée de jolies collines. Des traces, mais pas de castor.

Retour au parc avec les amis de Gabi qui m’y déposent. Il s’est mis à pleuvoir des cordes. Ovidiu fête son anniversaire ce soir, c’est pourquoi je souhaitais rentrer de bonne heure.

Catégories : Roumanie | Étiquettes : , , , , , , , | Un commentaire

Lunca Mureşului : semaine 6

DSCF0398---Copie

Nids d’hirondelles de rivage

Enfin une nouvelle sortie en canoë ! C’est qu’elle n’aura pas été facile à mettre sur pieds. Six heures sur la Mureş à la recherche des traces des castors, sous un chaud soleil estival. Un castor plonge juste devant nous depuis la berge, nous attendons de le voir ressortir… en vain. Avec Gabi, nous discutons et plaisantons comme toujours. Plus je passe de temps avec lui et plus je l’apprécie. En outre notre duo de canoëistes fonctionne plutôt bien. Pas besoin de paroles pour savoir que faire ni où aller. Agréable. Nous passons devant les deux colonies de guêpiers d’Europe et d’hirondelles de rivage : des centaines de nids et autant d’oiseaux qui tourbillonnent et virevoltent autour de nous. Magique ! En arrivant à Pecica, nous confions le canoë au responsable du bac et nous traversons le village pour rejoindre la route et nous rentrons à Arad en microbus.

DSCF0380---Copie

Insula Mureş III

DSCF0428---CopieSeconde virée sur la rivière pour cette semaine. Cette fois, c’est avec Ovidiu et le petit canot pneumatique. Autant dire que les coups de pagaie sont légèrement moins efficaces ! Nous partons de Pecica et descendons la rivière jusqu’aux alentours du monastère de Bezdin. A cet endroit la Mureş est truffée de méandres et d’îlots boisés. La partie amont était ainsi autrefois, avant que son cours ne soit modifié pour protéger la plaine contre les crues. Peut-être aussi parce que nous nous éloignons d’Arad, ici la rivière paraît plus sauvage, ce qui n’est pas pour me déplaire. Plusieurs bihoreaux gris s’envolent à notre approche. Peu après Bezdin, nous cachon le canot dans les broussailles et regagnons le bac de Pecica à pied. Deux petites heures de marche dans la forêt ; nous observons daims et sangliers sur le chemin. Traversée de la Mureş en bac pour clore la journée.

DSCF0420---Copie

Îlot sur la Mureş

DSCF0434---Copie

A bord du bac de Pecica

 

 

Catégories : Roumanie | Étiquettes : , , , , , , | Poster un commentaire

Lunca Mureşului : semaine 2

Semaine plus posée que la précédente car avec plus de journées au bureau.

En début de semaine, des étudiants de six pays européens viennent travailler au parc sur un projet de développement durable. Ça m’aurait plu ! Je peux enfin aider Ovidiu avec ses questionnaires sur la fréquentation du parc, pour une fois que les interlocuteurs ne sont pas Roumains. J’échange notamment avec un étudiant Luxembourgeois qui préfère le français à l’anglais. Après bien quinze minutes de conversation, un de ses copains s’étonne à mon égard : « Mais comment ça se fait que tu parles français ? »…

Nouvelle invitiation à un barbecue. Un tous les deux jours, je veux bien continuer à ce rythme ! Cette fois c’est à l’occasion de l’anniversaire de la fille du directeur.

 

Mercredi, 5h30, debout. Ce qu’on ne ferait pas pour quelques petites bêtes ! En l’occurence, il s’agit des castors qui ont été réintroduits dans la région en 2002. Depuis, la population augmente régulièrement, y compris en plein coeur d’Arad. Avec Gabi, nous partons à leur recherche, en canoe sur la Mureş. Le courant passe vraiment bien avec lui. Nous alternons discussions agréables et moments de calme à l’écoute de la nature. Guêpiers, martin-pêcheurs, hirondelles, faucons, petits gravelots, aigrettes et hérons sont de sortie.

Je retrouve le plaisir de pagayer, dont je n’ai pas perdu les réflexes. La Mureş est large, plate, mais avec un débit important. Régulièrement nous nous rapprochons de la berge où nous observons plusieurs terriers et autres traces du passage des castors. Le soleil commence à chauffer pour de bon, rien à voir avec les 7 degrés du matin. Ces variations extrêmes de température, tout comme la météo maussade à mon arrivée, sont inhabituelles ici à cette saison. Après avoir traversé la ville, nous passons le chantier de l’autoroute censée relier la Mer Noire au reste de l’Europe. Gabi plaisante (jaune) : « peut-être que dans 50 ans ils auront terminé »… Des cables en travers nous obligent à débarquer pour les contourner. Nous enfonçons dans la vase. Miam !

DSCF0070ter

Aigrette garzette

Nous entrons dans le territoire du parc. Filets de pêche des braconniers un peu partout. Difficile de les prendre sur le fait étant donnée la superficie du parc et le peu de moyens à disposition. Un nid habité ! Un castor ! Il se prend dans un filet posé juste à coté. Il aura sans doute eu la peur de sa vie, mais surtout de la chance qu’on soit présents à ce moment là. Séance sauvetage de castor et séquence émotions. Que j’aime les biologistes quand ils se retrouvent enfin face à l’animal qu’ils cherchent ! Entre excitation, frénésie… et la frustration de ne pas le voir plus près, plus longtemps. Le temps d’une photo. En cet instant Gabi me fait penser à Christian, l’ornithologue avec qui nous travaillions en Croatie.

 

Nouvelle discussion avec Tom. Les discussions avec lui sont bénéfiques car il voit comme moi les petites choses qui mériteraient d’être ajustées. Concernant la signalisation des chemins de rando, par exemple. C’est en effet si clair lorsqu’on a une carte, qu’on entre dans le parc à Arad… et qui plus est quand on connait ! Mais le parc est grand, et quand on y entre à un autre endroit, les informations se font plus discrètes. Nous l’avons constaté avec Marion, les chemins sont très bien balisés, mais sans légende comment connaître la signification de ces balises ? Principal obstacle : le budget, cette fois encore.

Je me sens bien, chez ces Roumains accueillants et curieux. Dimanche encore, un type est sorti de son jardin et est venu jusqu’à moi sur le chemin pour me saluer et me proposer un peu d’eau en me voyant passer à vélo.

Catégories : Roumanie | Étiquettes : , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Propulsé par WordPress.com.