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De Guayaquil à Cuenca

C’est parti pour une dizaine de jours sur le terrain, dans le sud du pays entre Andes et Amazonie. Cela fait trois semaines que je suis arrivée et je commençais à bouillir d’impatience.

Sortie de Guayaquil en traversant le Rio Guayas. La route file, quasiment en ligne droite vers les montagnes qui se dressent à l’horizon. Zone humide, vaches les pieds dans l’eau et grandes aigrettes. Le bus commence à serpenter et à grimper en douceur. La végétation explose. « Luxuriance » suffit à peine pour la décrire. Versants abrupts de roche volcanique noire que dévalent des cascades nombreuses. Ici et là, quelques fleurs aux couleurs écarlates ponctuent la verdure. Vallées si profondes qu’elles paraissent sans fin. Ce paysage aux allures de commencement du monde me prend aux tripes comme le faisaient les immensités bleues et blanches du St-Laurent. Bref échange avec ma voisine cuencaña. La route chaotique disparaît régulièrement pour laisser place à une piste de graviers parfois inondée. Bus-cross. Sur les bords de route, de petits chevaux attendent leur cavalier. Nous passons un col à près de 4 000 mètres et nous redescendons sur l’autre versant de la Cordillère Occidentale. Cuenca apparaît, avec ses toitures de tuile rouge.

J’attends Mario à la gare routière, après quelques déboires téléphoniques. Femmes en tenue traditionnelles qu’on croirait sorties tout droit des articles de Géo – à moins que ce ne soit l’inverse. Mario sera mon guide pour la semaine qui vient. Petit bonhomme tout en gentillesse qui m’accueille dans sa famille. Je m’entends à merveille avec ses filles. Cette semaine loin de Guayaquil et des francophones va me faire du bien.

Les Equatoriens sont très catholiques, aussi je suis invitée à la messe pour célébrer la Semaine Sainte. La religion : soit je mens en me disant « un peu » catholique, soit je m’apprête à me lancer dans un vaste débat sur l’athéïsme face à une incompréhension générale… Et puis voyager, c’est aussi partager la vie de ses hôtes. Expérience qui me confirmera, s’il en était besoin, mon aversion religieuse (indépendamment du fait de croire ou non en un dieu). Ecouter la « bonne parole » d’un curé derrière une représentation du Christ sur sa croix qui ne fait que me rappeler les horreurs comises au nom de la religion… Je ne peux pas. Mes pensées retrouvent la route parcourue ce jour avant de s’évader vers un ailleurs qui n’aurait probablement rien à faire dans une église…

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De Patras à Kalamaki

Mes premiers pas sur le sol grec ne sont pas très aisés. Si le croate était difficile à déchiffrer, le grec se rapproche de l’impossible, et les gens dans la rue ne parlent pas anglais. Apprentissages du voyage !

Kyllini. Descendre du bus, monter dans le ferry. Une heure de traversée pour Zakynthos. Peu avant d’arriver, des cris d’enfants me sortent de ma torpeur. Pas besoin d’en comprendre les paroles : des dauphins ! Cadeau de la mer pour clore le voyage. Remonter dans le bus jusqu’à la gare routière… et changer de bus, encore.

Kalamaki, 14 heures, 39°C ! N’ayant pas réussi à joindre le camp par téléphone, j’entre dans une épicerie pour demander mon chemin. J’en ressors rapidement un plan dans les mains… et quelques kilomètres à parcourir à pied. Coup de pouce précieux, une fille en scooter s’arrête à ma hauteur et propose de m’emmener. Arrivée au camp de base, je m’installe et fais connaissance avec les volontaires. Grosse équipe, presque tous Britanniques. Deux Israéliens et une Espagnole : en voilà au moins quelques uns que je n’aurai pas à faire répéter pour les comprendre !

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Do viđenja Hrvatska

Jour du départ. Déjà. Je n’ai véritablement pas vu passer le mois à Beli. Nous sommes cinq à quitter le centre ce matin ; Quentin nous emmène à Cres. Nous avons juste le temps de partager un café en terrasse avec notre cuisto préféré avant qu’il ne reparte à ses occupations. Traversée pour Rijeka ; nous disons au revoir à Jessica, que je n’hésiterai pas à contacter le jour où je serai de passage à Londres… ou à Cape Town ! Nous nous retrouvons donc entre frenchies, Julie, Christelle et moi, à partager un resto croate et une énorme glace en terrasse avant de nous séparer. Discutons de cette belle expérience qui s’achève, des rencontres qu’elle nous a offertes. Bizarre d’être soudain au milieu de tout ce monde, dans tout ce bruit, étouffées par tous ces bâtiments. Quitter les deux sœurs ; émouvant.

À la gare routière, une petite mamie s’empresse de m’indiquer le bon quai, et m’ordonne presque de poser mon sac, avant de faire le coup à un routard australien. Do viđenja Hrvatska ! J’appréhendais un peu de reprendre la route. Difficulté à quitter Beli ? Envie de me poser ? Crainte de l’inconnu inhérent à tout voyage ? Une fois partie, je retrouve l’énergie qui me fait avancer. Le plus dur est bel et bien d’enfiler son sac à dos et de faire le premier pas. Le reste suit. Frontière slovène. Frontière italienne. Trieste. Je retrouve l’Australien à la sortie du bus, nous ferons la suite du voyage ensemble. Deux heures de train jusqu’à Venise.

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En route vers la Croatie !

Nouveau départ. Après une courte – et bien agréable – semaine en France, me re-voici déjà sur la route. Le train a quitté la gare à 5h30 ce matin après quelques déboires techniques qui nous valent du retard et un changement de TGV à Massy. Mais à cette heure matinale, tous semblent de bonne humeur et prennent l’évènement avec légèreté ; mon voisin marchande auprès du contrôleur un café gratuit. Traversée de la France, prés et forêts verdoyants sous ciel gris fer. À peine arrivée et déjà repartie. Peut-être est-ce un remède anti-déprime d’après Québec. Québec que j’aime tant, Québécois que j’aime trop… Repartir illico m’oblige à penser au jour le jour. Lyon. Le bus. Nous passons par Grenoble, traversons les Alpes jusqu’à la frontière italienne. Ma voisine, croate, me traduit les quelques instructions du conducteur. La route se poursuit, j’entame ma nuit.

En étant plus à l’est, je retrouve un soleil plus matinal : 4h30, les premières lueurs de l’aube pointent déjà. Je me réveille en Slovénie. Belle campagne verdoyante et vallonnée, maisons aux toits rouges. Frontière croate, frontière de l’UE. Les douaniers s’activent. Zagreb, 6 heures. Changement de bus. Je discute avec deux Australiennes en vacances, puis flashe sur le passeport de mon voisin : Canadien ! Villages de type méditerranéen (ou devrais-je dire, adriatique), montagnes boisées et baignées de soleil. Il fait chaud. Rijeka s’étend des hauteurs jusqu’au bord de mer. Toits de tuiles, façades claires, Adriatique bleue et limpide, forêt environnante, vêtements aux couleurs estivales et chatoyantes. Une heure de traversée jusqu’à Cres, l’Adriatique est d’huile. Je n’en verrai pas grand chose cependant, je n’ai pas le temps de m’asseoir que je dors déjà ! Cres : île couverte de forêt plongeant dans le bleu de la mer. Du moins pour sa partie nord. C’est Lana qui vient me chercher, nous arrivons à Beli après une bonne vingtaine de minutes sur une belle petite route sinueuse. Forêt, mer, relief, moutons blancs et noirs. Je fais la connaissance des membres de l’équipe et des trois volontaires présents au centre, Franz et Marin, Quentin, Sonia et Michelle.

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