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Ceci n’est pas un pingouin

Manchot du Cap @ OceariumContrairement à une idée largement répandue – et parfois même véhiculée par certains ouvrages documentaires, ce drôle d’oiseau n’est pas un pingouin.

Il a beau s’appeler penguin en anglais, pinguino en espagnol ou pinguin en allemand, en français, c’est un manchot. La linguistique explique peut-être la confusion, toujours est-il que manchot et pingouin sont deux oiseaux bien différents.

Le manchot est ainsi nommé du fait de ses ailes parfaitement adaptées à sa vie marine. Courtes, plates, rigides, elles en font un excellent nageur mais ne lui permettent pas de voler. Il existe 17 espèces de manchots sur la planète, dont la taille varie entre 25 cm pour le petit manchot bleu (photo)  manchot bleuet 120 cm pour le plus célèbre, le manchot empereur. Encore une idée reçue : toutes les espèces de manchots ne vivent pas en Antarctique. Si certains ne se retrouvent que sur le continent blanc, on peut rencontrer des manchots en Afrique du Sud (manchot du Cap, première photo)… ou aux Galapagos.

Le pingouin quant à lui vit exclusivement dans l’hémisphère nord et il peut entre autres être observé sur les côtes bretonnes, écossaises ou canadiennes. Le terme « pingouin » désigne en réalité deux espèces : le petit pingouin ou pingouin torda pingouin torda(photo), et le grand pingouin aujourd’hui disparu. Et pour en terminer avec les a priori, le pingouin est un oiseau qui vole aussi bien que le guillemot ou le macareu avec lesquels il compose la famille des alcidés.

Pour résumer et pour mettre fin à la confusion, il existe trois différences majeures entre manchot et pingouin :

– la taille : le pingouin torda étant globalement plus petit les manchots ;

– la répartition géographique : pingouin dans l’hémisphère nord, manchots dans l’hémisphère sud ;

– et le mode de déplacement : le pingouin vole, le manchot non.

Texte : Julie Bousquet

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Des oiseaux et des tempêtes

Petra, Ruth, Ulla, Christine… Non, ce ne sont pas les personnages d’une nouvelle série télé, mais les tempêtes qui se sont succédé cet hiver. Bien que leur intensité n’ait rien eu d’extraordinaire, il est vrai qu’elles ont été particulièrement fréquentes ces derniers mois et elles ont affecté les populations d’oiseaux marins. La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) a en effet dénombré plus de 38 000 oiseaux échoués sur la côte atlantique de la Grande-Bretagne à l’Espagne, principalement des alcidés (macareux, guillemots, pingouins).

macareu moine échouéLa mer agîtée, rendant plus difficiles les conditions de vie au large, n’est cependant pas la seule en cause puisque puisque 15% des oiseaux échoués ont été retrouvés mazoutés. Sinistres réminiscences face à ces vilaines boulettes noires. L’origine de cette pollution n’a pas encore été identifiée bien qu’il semble qu’il ne s’agisse pas de restes des naufrages des dernières années. La LPO a porté plainte contre X pour pollution.

Avec le retour de conditions météo favorables, les centres de soins ont commencé ces derniers jours à relacher les oiseaux rescapés. De même pour les phoques recueillis par le centre Océanopolis de Brest.

Que faire si vous trouvez un oiseau échoué sur une plage ? Contactez le Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage le plus proche de chez vous (coordonnées sur le  site de l’Union Française des Centres de Sauvegarde).  S’il est mort, ne cherchez pas à le ramasser et utilisez au minimum des gants en cas de manipulation, l’animal pouvant être porteur de pathogènes. S’il est encore vivant, faites attention, un coup de bec de fou de bassan peut faire des dégats. Ne le transportez pas sans avoir prévenu le centre de sauvegarde, le transport des espèces protégées étant soumis à réglementation. Vous trouverez plus de détails sur la page de la LPO.

Pour suivre l’actualité des échouages d’oiseaux marins : la page dédiée de la LPO

Guide d’identification des alcidés édité par la LPO

Et pour le plaisir des yeux, les images de la tempête Petra saisies par le photographe Philip Plisson

Texte : Julie Bousquet

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