Premiers jours à Beli

L’intégration dans l’équipe se passe à merveille. Je me sens quasi instantanément chez moi dans cette ancienne école italienne reconvertie en éco-centre à l’ambiance conviviale. Le bâtiment est partagé entre nos quartiers et deux expositions permanentes, l’une sur l’île de Cres, son histoire, sa culture et sa nature ; et la seconde plus spécifique au vautour fauve. Nos pensionnaires ailés et quadrupèdes donnent eux aussi de la vie à l’association : chats et chiens, moutons, âne, et quatre vautours accidentés (Koleda, Pepina, Cerko et Torgos l’Africain).

Ma première journée consiste à repeindre la cuisine avec Marin et Quentin, après l’incident de la semaine dernière. Début d’incendie. Extincteur. Poussière. J’arrive pour la fin des travaux. Perchée sur mon échelle ; la pièce reprend peu à peu des allures de cuisine.

Le lendemain je m’occupe de l’exposition : accueillir les visiteurs, assurer la visite, présenter les vautours. Excellent exercice pour pratiquer mon anglais ! Lorsque des groupes scolaires (donc croates) arrivent, c’est Lana qui s’en occupe. Après-midi au centre avec Sonia, Michelle et Quentin. Avec eux, le courant passe à merveille. Sonia et Quentin sont Français, mais la plupart du temps nous parlons anglais afin que Michelle ne soit pas écartée de la discussion.

Rapidement calée sur le rythme des autres volontaires, il n’est pas rare qu’à 6 heures je sois déjà levée. Je profite des instants paisibles du matin pour m’occuper des chatons et de l’ânesse. C’est mon tour d’assurer la cuisine pour la journée. En bonne Bretonne, je me lance dans les crêpes, valeur sûre avec laquelle je fais toujours des heureux. La plage est à une dizaine de minutes du centre, au pied d’une petite route qui descend en longeant le charmant village de Beli, perché sur son rocher. Un sentier s’égare vers la gauche, je m’y engage intuitivement. Entre oliviers et murs de pierre. Marchant dans la sauge en fleur, je soulève au passage une bien agréable odeur. Au bas de la falaise, je découvre une petite crique de galets, déserte à l’exception de deux kayakistes. Un air de paradis souffle ici. L’eau est claire, chaude et sans une vague. J’y reste un bon moment ; cela faisait longtemps que je n’avais pas nagé.

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